Création d’entreprise à Bahreïn depuis le Cameroun : zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG — Mis à jour 2026
Guide complet à l’intention des entrepreneurs camerounais : comment créer une société à Bahreïn avec 0 % d’impôt sur les sociétés, 100 % de propriété étrangère et un accès au marché du CCG. Coûts, démarches, visas et ouverture de compte bancaire.
Création d’entreprise au Bahreïn depuis le Cameroun : Zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG — Mise à jour
Propriété et capital
Une WLL à Bahreïn peut être détenue par une seule personne — le régime de propriété étrangère à 100 % s’applique à la plupart des activités, sans partenaire local requis pour les services, la production, le négoce d’exportation et les holdings. Le capital social minimum est de 1 BHD ; nous recommandons 1 000 BHD, montant qui facilite grandement l’ouverture d’un compte bancaire et l’obtention du visa investisseur.
Imaginez la scène : vous êtes un entrepreneur dévoué à Douala, peut-être à la tête d’une florissante entreprise d’import-export, ou d’une startup technologique en plein essor à Yaoundé. Vous avez investi votre cœur, votre âme et un capital considérable pour bâtir quelque chose de solide. Chaque année, à l’approche de la période des impôts, vous vous préparez à l’inévitable. Les exigences complexes de déclaration de la DGI Cameroun, souvent entre le français et l’anglais, associées aux cotisations sociales obligatoires à la CNPS, constituent une bataille permanente. Et puis il y a l’éléphant dans la pièce : le taux d’imposition sur les sociétés de 33 %, une part importante de vos bénéfices durement gagnés qui s’envole sous vos yeux.
Prenons le cas de Jean-Pierre, qui dirige une société de négoce basée à Douala et fournit des matériaux de construction aux projets de toute la zone CEMAC. L’année dernière, son entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 420 millions XAF. Après l’impôt sur les sociétés à 33 %, les cotisations CNPS et les innombrables déclarations à la DGI en français et en anglais, il lui restait environ 245 millions XAF. Il a ensuite tenté de s’implanter en Arabie saoudite et a découvert que sa banque locale, régulée par la COBAC, n’entretenait aucune relation de correspondant capable de traiter l’opération sans quatre strates de frais et un délai de 12 jours. Cette expérience l’a convaincu d’explorer Bahreïn.
Comme Jean-Pierre, des centaines d’entrepreneurs camerounais ne peuvent plus ignorer les chiffres. Vous avez vu votre entreprise se développer, mais avec elle le poids administratif, les difficultés liées aux réglementations bancaires qui limitent votre expansion internationale, et l’extrême volatilité des conversions de XAF (franc CFA) pour chaque transaction internationale d’importance. Vous rêvez de vous développer au-delà de la zone CEMAC, peut-être en pénétrant les marchés lucratifs du Conseil de coopération du Golfe (CCG), mais le chemin depuis le Cameroun paraît semé de risques de change et de coûts prohibitifs.
Et s’il existait une alternative stratégique et juridiquement solide qui vous offre 0 % d’impôt sur les sociétés, 100 % de propriété étrangère, un accès inégalé au marché du CCG de 2,4 billions de dollars et une monnaie stable indexée sur le dollar américain ? Ce n’est pas un rêve : c’est la réalité que propose Bahreïn. Ce guide complet a été conçu spécialement pour vous, entrepreneur camerounais ambitieux, afin de démystifier la création d’entreprise à Bahreïn, en mettant en lumière chaque avantage et en facilitant chaque étape.
Pourquoi les entrepreneurs camerounais installent leur entreprise à Bahreïn
Depuis des années, l’entrepreneur camerounais avisé évolue dans un environnement difficile. Vous avez su développer résilience et ingéniosité, mais ces qualités ont souvent un coût élevé. Soyons francs : l’environnement des affaires actuel au Cameroun, bien qu’offrant des opportunités, présente aussi des obstacles majeurs qui peuvent freiner la croissance et limiter la compétitivité internationale. L’idée de délocaliser vos opérations vers le Golfe n’est plus purement théorique ; elle devient rapidement le « Plan A » pour tous ceux qui recherchent efficacité, coûts réduits et accès à des marchés plus vastes.
Voici un aperçu des facteurs clés qui expliquent ce virage stratégique :
Fardeau fiscal insoutenable : Avec un impôt sur les sociétés à 33 %, le Cameroun figure parmi les pays les plus taxés au monde, ce qui impacte directement la rentabilité. Comparez cela à l’absence totale d’impôt sur les sociétés à Bahreïn.
Volatilité monétaire et complications de change : Le franc CFA (XAF), indexé sur l’euro, expose les entreprises aux fluctuations des devises mondiales, rendant le commerce international et le rapatriement des capitaux complexes et coûteux, surtout pour les marchés du CCG qui opèrent principalement en USD ou en devises indexées sur le dollar.
Labyrinthe administratif : Les obligations de déclaration bilingues (français et anglais) de la DGI, associées aux cotisations sociales obligatoires et complexes de la CNPS, mobilisent un temps et des ressources considérables.
Services bancaires et rayonnement international limités : Les banques réglementées par la COBAC peinent souvent à effectuer des transferts internationaux efficaces, à entretenir des relations de correspondants bancaires et à proposer des solutions de financement du commerce sophistiquées, indispensables à un développement à l’international.
Accès stratégique aux marchés : Le Cameroun donne accès à la zone CEMAC, mais Bahreïn ouvre les portes à l’ensemble du CCG : un marché à très haut pouvoir d’achat de plus de 50 millions d’habitants, bénéficiant d’accords de libre-échange.
Propriété et contrôle : Les restrictions et les lourdeurs entourant la détention étrangère dans certains secteurs au Cameroun constituent souvent un frein. Bahreïn autorise une propriété étrangère à 100 % dans la plupart des secteurs.
Il ne s’agit pas d’abandonner le Cameroun, mais de créer une base internationale solide capable d’alimenter votre croissance, de protéger vos marges et de servir de tremplin à votre expansion mondiale, tout en continuant à tirer parti de vos racines et de votre réseau camerounais.
La réalité des affaires au Cameroun : ce que vous payez vraiment (et endurez)
Écartons la théorie et regardons les chiffres bruts ainsi que les frustrations concrètes qui rythment le quotidien des entrepreneurs au Cameroun. Comprendre ces points de douleur constitue la première étape pour apprécier le contraste saisissant et les avantages tangibles qu’offre Bahreïn.
Fardeau fiscal : une ponction majeure sur les profits
Le système fiscal camerounais, bien qu’il vise à financer le développement national, peut s’avérer un véritable boulet pour les entreprises qui cherchent à être compétitives à l’international.
Impôt sur les sociétés (IS) : Taux forfaitaire de 33 % sur les bénéfices nets. Il s’agit de l’un des taux les plus élevés de la zone CEMAC et il réduit directement vos bénéfices non distribués. Si votre entreprise réalise un bénéfice de 100 millions XAF, 33 millions XAF partent directement à la DGI.
Impôt minimum forfaitaire (AMT) : C’est particulièrement délicat. Les entreprises doivent acquitter jusqu’à 2,2 % de leur chiffre d’affaires, que l’entreprise réalise ou non des bénéfices*. Cela signifie que même pendant les années difficiles ou les phases de démarrage, la trésorerie est affectée négativement.
Impôt personnel sur les dividendes : Si vous, en tant que dirigeant d’entreprise, prélevez des bénéfices sous forme de dividendes, un impôt supplémentaire de 16,5 % est prélevé à la source. Il s’agit d’une double imposition importante : votre société paie 33 % sur ses bénéfices, puis vous payez 16,5 % sur le montant restant.
Impôt sur les plus-values : Une taxe de 10 % s’applique au transfert d’actifs d’entreprise, venant alourdir les coûts en cas de restructuration ou de cession d’une partie de votre société.
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : Le taux normal de TVA au Cameroun est de 19,25 %, lequel, bien que généralement répercuté sur le consommateur final, alourdit la complexité administrative et les obligations de conformité des entreprises.
Gestion de la paie et charges sociales : complexe et coûteux
Au-delà des impôts sur les sociétés, le coût de l’emploi au Cameroun entraîne des charges sociales obligatoires substantielles.
CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale) – Sécurité sociale :
*Cotisation patronale :14,2 %du salaire brut total.
*Cotisation salariale :4,2 %du salaire brut total.
* Ces cotisations sont obligatoires et alourdissent considérablement votre masse salariale, augmentant le coût réel de l’emploi.
Fonds national de l’emploi (FNE) :
*Cotisations patronales :1,04 %*Contribution de l’employé :0,5 %* Une autre cotisation obligatoire sur les salaires.
Reporting mensuel : Toutes ces cotisations nécessitent un reporting mensuel détaillé, souvent en français, avec des délais très stricts. Tout dépôt tardif ou erroné entraîne des pénalités, alourdissant encore la charge administrative.
Restrictions de change (FX) et bancaires : un obstacle au commerce international
Le franc CFA (XAF) est arrimé à l’euro, ce qui procure une certaine stabilité mais entraîne également ses propres difficultés, notamment pour les échanges avec des régions hors zone euro telles que le CCG.
Volatilité du XAF (indirecte) : Bien que rattaché à l’euro, le XAF reste exposé à une volatilité indirecte vis-à-vis des autres grandes devises, notamment le dollar américain, principale monnaie du commerce international et devise à laquelle est arrimé le dinar bahreïni (BHD). Cela se traduit par des taux de conversion fréquents et souvent défavorables lors des opérations avec des fournisseurs ou clients du CCG ou du reste du monde.
Réglementation COBAC : La La Commission Bancaire de l'Afrique Centrale* (COBAC) impose une réglementation stricte qui, bien qu'elle vise la stabilité financière, rend souvent les transactions internationales particulièrement lourdes.
Virements USD lents : Obtenir des transferts en dollars américains traités efficacement via les banques camerounaises vers des destinations internationales telles que Dubaï ou Riyad s’avère souvent un processus long et complexe, qui peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et générer de multiples frais de banques correspondantes. Cela affecte directement l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et la fiabilité des paiements.
Banque correspondante limitée : De nombreuses banques camerounaises entretiennent peu de relations directes de correspondants bancaires avec les grandes banques internationales. Les virements transitent donc souvent par plusieurs intermédiaires, chacun ajoutant ses frais et ses délais.
Complexités administratives et juridiques : comment naviguer entre deux systèmes
Le Cameroun dispose d’un système juridique dualiste marqué par le droit civil et le droit des affaires OHADA. Cette dualité peut compliquer la tâche des entrepreneurs habitués à un cadre plus unifié ou à des normes internationales directement applicables.
Dépôts doubles DGI : L’obligation de déposer les documents à la fois en français et en anglais peut générer des coûts de traduction supplémentaires, des risques de malentendus et une charge administrative plus lourde.
Licences et permis : L’obtention des licences et permis d’exploitation nécessaires est souvent un processus long, bureaucratique et peu transparent qui implique de multiples organismes gouvernementaux.
Efficacité judiciaire : Bien que des réformes soient en cours, la perception générale de l’efficacité de la justice et du respect des contrats reste une préoccupation pour de nombreux investisseurs étrangers.
Voilà les réalités auxquelles sont confrontés chaque jour les entrepreneurs camerounais ambitieux. Il ne s’agit pas de simples désagréments, mais de véritables barrières structurelles qui freinent la croissance, rongent les marges et limitent le potentiel international. Ce contexte fait de l’offre du Bahreïn non seulement une option attractive, mais un impératif stratégique.
Bahreïn : une passerelle stratégique pour les entrepreneurs camerounais visionnaires
Une fois les défis structurels de l’environnement des affaires camerounais bien compris, intéressons-nous à Bahreïn. Ce pays a patiemment construit son économie sur les principes d’ouverture, d’efficacité et de diversification. Pour un entrepreneur camerounais, il ne s’agit pas simplement d’une alternative, mais d’un véritable saut qualitatif.
L’avantage fiscal imbattable : gardez vos profits durement gagnés
C’est souvent l’argument le plus convaincant pour les entrepreneurs, et Bahreïn y répond de manière incontestable.
Zéro impôt sur les sociétés : Contrairement aux 33 % appliqués au Cameroun, Bahreïn prélève 0 % d’impôt sur les sociétés sur la plupart des entreprises. Cela signifie que 100 % de vos bénéfices nets restent dans votre société pour être réinvestis, utilisés pour votre expansion ou distribués. C’est une différence considérable pour votre résultat net. (Source : Bahrain Economic Development Board - EDB).
Zéro impôt sur le revenu des personnes physiques : En tant qu’investisseur ou salarié à Bahreïn, vous bénéficiez également d’un impôt sur le revenu de 0 % sur vos revenus.
Zéro impôt sur les plus-values : Bahreïn ne prélève généralement aucun impôt sur les plus-values, ce qui renforce encore l’attractivité pour les investisseurs et les cessions d’entreprises.
TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) : Bien que l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu des personnes physiques soient nuls, Bahreïn a instauré une TVA de 5 % en 2019, applicable à la plupart des biens et services. Il s’agit d’une taxe sur la consommation, comparable à celle en vigueur dans les autres économies modernes. Les entreprises n’en sont que les collecteurs pour le compte de l’État. C’est un coût opérationnel classique, et non une ponction sur les bénéfices comme l’impôt sur les sociétés.
Propriété et contrôle à 100 % par des étrangers : une autonomie totale au service de votre projet
L’une des politiques les plus avancées de Bahreïn est son engagement en faveur de l’ouverture aux investissements.
Propriété à 100 % : Dans la plupart des secteurs, les investisseurs étrangers peuvent détenir 100 % de leur société sans partenaire ni sponsor local. Vous gardez ainsi le contrôle total de votre stratégie, de vos opérations et de vos bénéfices.
L’avantage de la WLL : La forme la plus courante et la plus recommandée, la société à responsabilité limitée (WLL), peut être détenue à 100 % par une seule personne physique, avec zéro associé requis*. C’est une distinction essentielle qui offre une flexibilité incomparable aux entrepreneurs solo ou aux petites équipes.
Absence de WLL (société unipersonnelle) : Il convient de préciser ceci : bien qu’une WLL puisse appartenir à 100 % à une seule personne, Bahreïn ne dispose pas d’une forme juridique distincte dénommée « WLL à associé unique ». Votre WLL remplit parfaitement cette fonction.
Passerelle vers un marché du CCG de 2,4 billions de dollars : déverrouiller le potentiel régional
La situation géographique stratégique de Bahreïn et ses solides relations régionales en font une base de lancement idéale.
Hub central du CCG : Au cœur du Golfe, Bahreïn offre un accès direct à l’ensemble du marché du CCG, incluant l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Oman. Il s’agit d’un marché de plus de 50 millions de consommateurs pour un PIB combiné supérieur à 2 400 milliards de dollars, nettement plus vaste et plus riche que la région CEMAC.
Logistique et connectivité : Bahreïn dispose d’une infrastructure logistique de classe mondiale, notamment le port Khalifa Bin Salman, particulièrement efficace pour le transport maritime de marchandises. L’aéroport international de Bahreïn offre par ailleurs d’excellentes liaisons cargo aériennes.
Accords de libre-échange : En tant que membre du CCG, Bahreïn bénéficie d’accords régionaux de libre-échange qui facilitent la circulation transfrontalière des biens et services avec des barrières douanières minimales, contrairement à la multiplicité des régimes douaniers en Afrique centrale.
Un environnement économique stable et prévisible : la confiance nécessaire à la croissance
La stabilité constitue un pilier essentiel de la réussite des entreprises, et Bahreïn en regorge.
Monnaie indexée sur le dollar américain : Le dinar bahreïni (BHD) est arrimé au dollar américain à un taux fixe de 1 BHD = 2,659 USD depuis 1986. Cela supprime tout risque de change pour les transactions internationales libellées en USD et apporte une grande stabilité à votre planification financière, un véritable soulagement face à la volatilité du XAF. (Source : Banque centrale de Bahreïn - CBB).
Cadre réglementaire robuste : La CBB est un régulateur jouissant d’une excellente réputation, qui garantit un secteur financier transparent et stable.
Stabilité politique : Bahreïn dispose d’un environnement politique stable, essentiel pour la planification à long terme et la confiance des investisseurs.
Diversification économique : Bahreïn a activement diversifié son économie au-delà du pétrole en se concentrant sur les services financiers, les TIC, la logistique et le tourisme, créant ainsi un écosystème économique dynamique et résilient.
Infrastructure moderne et transformation numérique : bâtir l’avenir
Le Royaume de Bahreïn investit massivement dans une économie résolument tournée vers l’avenir.
Connectivité haut débit : Une excellente infrastructure de télécommunications et un fort taux de pénétration d’Internet favorisent le développement des entreprises numériques.
Écosystème fintech : Bahreïn s’impose comme un pôle régional de la fintech, grâce à une réglementation favorable et aux initiatives de la CBB qui stimulent l’innovation en technologies financières.
Main-d’œuvre qualifiée : Une main-d’œuvre multiculturelle maîtrisant parfaitement l’anglais répond aux besoins variés des entreprises. Le gouvernement investit également dans la formation et le perfectionnement des talents locaux.
Facilité de faire des affaires : procédures simplifiées et environnement favorable aux entrepreneurs
Bahreïn figure régulièrement parmi les meilleurs dans les classements mondiaux pour son environnement pro-business.
Classements de la Banque mondiale : Bien que les classements varient, Bahreïn figure généralement parmi les meilleurs dans les rapports de la Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires, en particulier pour la création d’entreprise, l’obtention de crédit et la protection des investisseurs minoritaires. Cela reflète l’engagement du gouvernement à réduire les lourdeurs administratives.
Portail Sijilat : Le ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (MOICT) propose le portail Sijilat, une plateforme en ligne intégrée qui simplifie considérablement les démarches d’immatriculation, d’obtention de licences et de renouvellement des sociétés. De nombreuses approbations peuvent être obtenues de manière numérique et rapide, contrairement aux processus souvent manuels et fragmentés observés au Cameroun. (Source : MOICT Bahreïn).
Ces facteurs créent collectivement un environnement dans lequel votre entreprise peut non seulement survivre, mais bel et bien prospérer, se développer et accéder aux marchés internationaux avec un niveau d’efficacité et de rentabilité rarement atteignable dans votre pays d’origine.
Choix de la forme juridique de votre société à Bahreïn : WLL ou autres structures
Pour un entrepreneur camerounais souhaitant établir une présence solide et flexible à Bahreïn, le choix de la forme juridique est primordial. Parmi les différentes options, la Limited Liability Company (WLL) s’impose comme la structure la plus pratique et la plus avantageuse pour la très grande majorité d’entre eux.
La société à responsabilité limitée (WLL) : la meilleure option
La WLL bahreïnienne est d’une grande polyvalence et convient parfaitement à un large éventail d’activités, du commerce aux services en passant par le conseil et les startups technologiques.
Structure et responsabilité :
*Entité juridique distincte :Une WLL est une entité juridique distincte de son ou de ses propriétaires, ce qui signifie que vos actifs personnels sont protégés contre les dettes et les engagements de la société. Cette responsabilité limitée constitue un avantage majeur.Actionnaires : Une WLL peut compter de 1 à 50 actionnaires. Elle peut surtout être détenue à 100 % par une seule personne, ce qui en fait la forme idéale pour les entrepreneurs individuels ou les petites entreprises familiales qui souhaitent conserver le contrôle total sans les lourdeurs d’un partenariat. Cela signifie que aucun associé n’est requis*.
Capital social :
*Minimum légal : 1 BHD.Oui, vous avez bien lu. Légalement, le capital social minimum d’une WLL à Bahreïn est d’un seul dinar bahreïni.
*Recommandation pratique : 1 000 BHD.Bien que le minimum légal soit de 1 BHD, nous recommandons un capital de départ réaliste de1 000 BHD. Pourquoi ? Parce que la plupart des banques réputées à Bahreïn exigent un dépôt initial plus élevé pour l’ouverture d’un compte bancaire professionnel, et que l’Autorité de Réglementation du Marché du Travail (LMRA) exige généralement une capitalisation plus importante pour approuver les visas investisseur. Ces 1 000 BHD attestent de votre sérieux et de votre solidité financière, facilitant ainsi les démarches opérationnelles essentielles.
Activités : Une WLL peut exercer pratiquement toute activité commerciale, industrielle ou de services, à condition d’obtenir les licences requises auprès des ministères concernés (par exemple, les activités dans le domaine de la santé nécessitent l’approbation du ministère de la Santé).
Simplicité de gestion : La charge administrative d’une WLL reste relativement légère par rapport à d’autres formes de société, ce qui en fait un choix efficace pour les entrepreneurs.
Autres formes de société (et pourquoi la WLL est généralement préférée)
Si la WLL reste la forme juridique privilégiée, il est utile de connaître d’autres structures qui peuvent mieux convenir à des scénarios spécifiques et plus complexes.
Succursales de sociétés étrangères :
*Convient à :Sociétés internationales établies souhaitant étendre leurs opérations existantes à Bahreïn. Il ne s’agit pas d’une entité juridique distincte, mais d’un prolongement de la société mère.
*Points à considérer :Exige une documentation plus complète de la société mère et maintient la responsabilité de cette dernière. Moins adapté aux nouvelles entreprises ou aux petites structures camerounaises.
Sociétés holding :
*Convient à :Entités dont l’activité principale consiste à détenir des participations dans d’autres sociétés, à gérer des investissements ou des droits de propriété intellectuelle.
*Points à considérer :Souvent intégré à une structure de groupe plus large. Ce n’est généralement pas le choix privilégié pour une entreprise opérationnelle.
Entités en zone franche (ex. : Bahrain International Investment Park - BIIP) :
*Convient à :Entreprises actives dans la fabrication, la logistique ou les activités d’exportation spécifiques. Les zones franches proposent des avantages particuliers tels que l’exonération des droits de douane et un cadre réglementaire dédié.Points de vigilance : Bien qu’attractives, les sociétés de zone franche sont souvent limitées dans leurs possibilités de commercer directement sur le marché bahreïni continental. Pour la plupart des entrepreneurs camerounais qui visent un accès élargi au marché du CCG et un ancrage local, une WLL de droit bahreïni est bien plus flexible. Le Bahrain Logistics Zone ou Le Bahrain International Investment Park (BIIP)* est excellent pour la production et la logistique. Toutefois, si votre objectif principal est le commerce général, les services ou la distribution régionale, une WLL établie sur le territoire continental vous offre un accès plus direct au marché, sans les contraintes liées aux zones franches.
Société en commandite par actions (BSC) :
*Convient à :Les grandes entreprises, notamment celles qui souhaitent lever des fonds sur le marché public (Société Anonyme) ou qui nécessitent une structure de gouvernance plus complexe (Société par Actions Simplifiée).
*Points à prendre en compte :Exigences de capital minimum plus élevées (ex. : 250 000 BHD pour une BSC fermée), surveillance réglementaire plus stricte et gouvernance complexe. Pas idéal en général pour les premières installations de PME.
Rappel important sur Bahreïn : Comme indiqué, il n’existe pas de forme juridique distincte dénommée WLL (Single Person Company) à Bahreïn. La structure WLL, qui permet une propriété à 100 % par une seule personne, répond pleinement à ce besoin. Il ne faut jamais évoquer le WLL lorsque l’on parle des formes de sociétés bahreïniennes.
Pour la très grande majorité des entrepreneurs camerounais, la Société à responsabilité limitée (WLL) offre le meilleur équilibre entre flexibilité, maîtrise, responsabilité limitée et simplicité de constitution, ce qui en fait la forme recommandée pour lancer votre entreprise à Bahreïn.
Le processus de constitution de société étape par étape pour les entrepreneurs camerounais
Créer une entreprise dans un nouveau pays peut paraître intimidant, surtout lorsqu’il faut franchir un continent. Pourtant, Bahreïn a considérablement simplifié ses démarches, notamment via ses plateformes numériques. Pour les entrepreneurs camerounais, une feuille de route claire associée à un accompagnement professionnel permet de mener à bien ce projet de manière fluide et efficace.
Phase 1 : Planification et préparation (1 à 2 semaines en général)
Cette phase initiale consiste à poser les bases et à prendre des décisions éclairées.
Élaborer un plan d’affaires détaillé : Bien qu’il ne soit pas toujours obligatoire pour une simple création de WLL, un plan d’affaires complet et adapté aux marchés bahreïni et du CCG est indispensable pour clarifier votre stratégie, obtenir des financements et présenter votre projet aux autorités si nécessaire.
Réservation du nom de société : Vous devrez choisir un nom de société unique. Cette démarche s’effectue via le portail Sijilat du MOICT. Il est recommandé d’avoir plusieurs options en tête, car les noms ne doivent être ni identiques ni susceptibles de prêter à confusion avec des entités déjà enregistrées.
Définissez précisément vos activités : Identifiez clairement l’ensemble des activités que votre société exercera. Chaque activité relève d’une classification spécifique et certaines nécessitent des agréments supplémentaires de la part des ministères concernés (éducation, santé, services financiers, etc.). Une définition précise évite bien des complications ultérieures.
Déterminez le capital social : Comme indiqué précédemment, bien que le minimum légal soit de 1 BHD, visez plutôt 1 000 BHD pour faciliter l’ouverture d’un compte bancaire et les demandes de visa investisseur. Ce capital n’a pas à être déposé immédiatement lors de l’immatriculation, mais sera exigé pour l’ouverture du compte bancaire.
Obtenir une adresse enregistrée : Toute société au Bahreïn doit disposer d’une adresse physique enregistrée. Celle-ci peut être un bureau loué, un espace de coworking ou, pour certaines activités, une adresse de bureau virtuel. Une présence physique reste toutefois souvent préférée pour des raisons de crédibilité et pour certains types de licences.
Recourez à un cabinet juridique ou de conseil local : Cette étape est indispensable pour les entrepreneurs camerounais. Évoluer dans un système juridique et administratif étranger, surtout lorsqu’il faut produire des documents transfrontaliers, peut s’avérer complexe. Un cabinet bahreïni réputé, spécialisé dans la création d’entreprises, vous apportera un accompagnement précieux, se chargera des dépôts et garantira la conformité. Vous gagnerez un temps précieux, réduirez votre stress et limiterez les risques.
Phase 2 : Immatriculation &
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