Guide complet à l’intention des entrepreneurs burundais : créer une société à Bahreïn avec 0 % d’impôt sur les sociétés, 100 % de propriété étrangère et un accès au marché du CCG. Coûts, étapes, visas, ouverture de compte bancaire.
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Propriété et capital
Une WLL bahreïnienne peut être détenue par une seule personne — la propriété étrangère à 100 % s’applique à la plupart des activités, sans partenaire local requis pour les services, la fabrication, le commerce d’exportation et les sociétés holding. Le capital social minimum est de 1 BHD ; nous recommandons 1 000 BHD, ce qui facilite l’ouverture d’un compte bancaire et l’approbation du visa investisseur.
Imaginez la scène : Jean-Claude, exportateur textile chevronné de Bujumbura, est assis face à son comptable après une année de plus à se débattre avec un impôt sur les sociétés de 30 %, des dépréciations monétaires permanentes et une montagne toujours plus haute de formalités pour l’Office Burundais des Recettes (OBR). Le coup de grâce ?
Ses bénéfices en francs burundais (BIF), durement gagnés et prêts à l’exportation, fondent de 18 % à cause de la dépréciation monétaire avant même qu’il puisse payer ses fournisseurs internationaux en USD. Jean-Claude se renverse dans son fauteuil, pousse un profond soupir et se demande : « Suis-je vraiment en train de bâtir mon héritage ou est-ce que je piétine sur place, perdant du terrain année après année ? »
L’entrepreneuriat au Burundi est, sans conteste, le reflet d’une résilience hors du commun. Vous évoluez dans un environnement où chaque étape, du financement à la gestion quotidienne, s’apparente à une remontée permanente d’un courant puissant. Vous cherchez sans cesse un avantage compétitif, un moyen de protéger vos bénéfices durement acquis et d’élargir votre horizon bien au-delà de l’immédiat.
Si vous avez déjà rêvé d’un cadre où votre innovation n’est pas pénalisée par des impôts confiscatoires, où votre capital n’est pas rongé en permanence par l’instabilité monétaire et où les marchés les plus dynamiques de la planète sont accessibles sans barrières prohibitives, alors ce guide a été écrit pour vous.
Nous comprenons les défis uniques, souvent exaspérants, que vous rencontrez en tant qu’entrepreneur burundais. La réalité est rude : le poids d’un impôt sur les sociétés à 30 % qui entame profondément vos marges, la dépréciation constante du BIF qui réduit votre trésorerie de 15 à 20 % par an, et le labyrinthe bureaucratique de l’OBR avec ses systèmes complexes, majoritairement papier, qui vous font perdre un temps précieux et vous exposent à des audits interminables.
Vous avez sans doute ressenti la frustration d’une banque centrale comme la Banque de la République du Burundi (BRB), qui propose des services bancaires internationaux très limités, transformant les transactions transfrontalières en véritable parcours du combattant.
Les séquelles persistantes de la crise politique de 2015, notamment les suspensions d’aide de partenaires essentiels tels que l’Union européenne et les États-Unis, ainsi que les tensions politiques actuelles, continuent de freiner l’investissement direct étranger au Burundi, rendant plus difficile la croissance de votre entreprise, l’attraction de capitaux et la concurrence à l’échelle internationale.
C’est dans ce contexte exigeant que nous vous invitons à envisager une solution radicale, pourtant parfaitement pragmatique : implanter une partie stratégique de votre entreprise, voire son intégralité, au Royaume de Bahreïn. Il ne s’agit pas d’abandonner le Burundi ou vos racines, mais de positionner stratégiquement un pont solide et sécurisé entre votre marché d’origine et la scène mondiale.
Il s’agit de créer une base offshore où les charges que vous supportez aujourd’hui sont considérablement allégées, sinon totalement supprimées, permettant à votre entreprise de se développer en toute liberté et avec un accès inédit.
Ce guide détaille précisément comment et pourquoi des centaines de fondateurs africains – en particulier ceux qui partagent l’esprit entrepreneurial et les défis familiers aux chefs d’entreprise burundais – s’immatriculent désormais à Bahreïn, et comment vous pouvez tirer parti de leurs découvertes pour sécuriser votre avenir financier et étendre votre rayonnement international.
Pourquoi les entrepreneurs burundais installent leur entreprise au Bahreïn
Ne nous voilons pas la face. Exploiter une entreprise au Burundi en 2026, c’est livrer un combat quotidien contre une combinaison unique d’atteintes à la rentabilité et d’obstacles opérationnels qui poussent de plus en plus d’entrepreneurs résilients à chercher des environnements plus stables et plus propices à la croissance.
Prenons le cas bien réel d’un exportateur de café basé à Bujumbura qui a réalisé 180 millions de BIF de chiffre d’affaires l’an dernier. Après que l’Office Burundais des Recettes (OBR) ait appliqué l’impôt sur les sociétés de 30 %, les cotisations sociales et les différentes taxes municipales, le propriétaire s’est retrouvé avec environ 105 millions de BIF. Cette réduction déjà importante n’est que le premier obstacle.
Au cours des douze mois suivants, le franc burundais a perdu 18 % supplémentaires face au dollar, selon des données issues de divers rapports financiers pour 2026, ce qui a absorbé l’essentiel de la marge restante au moment de régler l’équipement de torréfaction importé et les conteneurs maritimes en USD.
Pour couronner le tout, ce propriétaire n’a pu obtenir ni lettre de crédit fiable ni accès suffisant en devises auprès d’une banque locale, la Banque de la République du Burundi (BRB) maintenant des contrôles de change stricts et de sévères restrictions sur l’ouverture de comptes bancaires à l’étranger, limitant ainsi l’accès aux USD pour les opérations critiques d’importation et d’exportation.
Voici les trois principaux fléaux financiers et opérationnels qui rongent en permanence les marges et freinent la croissance des entreprises burundaises :
- Une imposition sur les sociétés de 30 % asphyxiante : Cet impôt lourd ponctionne près d’un tiers des bénéfices durement gagnés par votre entreprise, laissant nettement moins de capitaux pour réinvestir, se développer ou distribuer aux actionnaires. Combiné aux autres taxes et prélèvements, le poids fiscal effectif peut s’avérer encore plus élevé, rendant l’accumulation réelle de capital un combat permanent.
- Une dépréciation monétaire implacable : Le franc burundais (BIF) souffre d’une instabilité chronique et se déprécie en moyenne de 15 % à 20 % chaque année. Le Fonds monétaire international (FMI), dans ses évaluations 2021-2025, a relevé une dépréciation annuelle moyenne du BIF de 17,2 %. Ce n’est pas un chiffre théorique : c’est une attaque directe contre votre pouvoir d’achat réel, votre capacité à régler vos fournisseurs internationaux et la valeur à long terme de votre épargne. Vos revenus libellés en BIF se réduisent littéralement au fil du temps, rendant la planification financière à long terme extrêmement difficile et risquée.
- Des formalités papier et une bureaucratie écrasantes : L’OBR, l’administration fiscale burundaise, fonctionne encore essentiellement sur un système complexe et papier, notoirement inefficace et chronophage. Cela se traduit par des frais administratifs excessifs, une exposition permanente à des contrôles imprévisibles et une mobilisation importante de ressources qui pourraient être consacrées à des activités productives. Un système qui génère frustration et incertitude plutôt qu’une véritable facilitation des affaires.
Outre ces ponctions financières directes, les entrepreneurs burundais doivent aussi faire face à :
- Contrôles de change draconiens imposés par la BRB : La Banque centrale exerce un contrôle étroit sur l’accès aux devises étrangères, rendant les transactions internationales – indispensables aux entreprises d’import-export – extrêmement difficiles. Obtenir des dollars américains pour les opérations s’accompagne souvent de délais interminables, d’approbations complexes et d’un processus opaque qui compromet les paiements dans les délais et la fiabilité des chaînes d’approvisionnement.
- Services bancaires internationaux limités : Les services bancaires internationaux très restreints de la BRB font que les entreprises burundaises peinent à ouvrir des comptes bancaires à l’étranger ou à réaliser des opérations financières transfrontalières fluides. Cet isolement limite fortement leur compétitivité mondiale et rend l’attraction d’investissements internationaux particulièrement ardue.
- Instabilité politique et ses conséquences : Les effets persistants de la crise politique post-2015 continuent de planer comme une ombre pesante. Cette instabilité a entraîné la suspension d’importantes aides de partenaires essentiels tels que l’UE et les États-Unis, limitant d’autant plus les investissements directs étrangers (IDE) au Burundi. L’absence de flux réguliers de capitaux externes rend extrêmement difficile pour les entreprises locales d’obtenir des financements pour leur croissance, leur innovation et leurs projets de grande envergure.
- Difficulté d’accès aux marchés mondiaux : La combinaison des pressions économiques internes, de l’instabilité monétaire et de la faible connectivité financière internationale rend extrêmement difficile pour les entreprises burundaises d’accéder réellement aux marchés mondiaux et régionaux, tels que la Communauté d’Afrique de l’Est, et a fortiori au reste du monde.
Face à ces complications bien réelles, il apparaît clairement pourquoi certains des entrepreneurs burundais les plus perspicaces ne se contentent plus d’y songer, mais relocalisent activement le siège de leurs opérations internationales. Ils recherchent des environnements où leurs efforts sont récompensés, et non entravés, et où leur capital peut se développer sans obstacle.
L’avantage Bahreïn : pourquoi c’est le choix stratégique pour les capitaux burundais
Comparez le paysage opérationnel burundais à la promesse séduisante du Bahreïn : un environnement stable et tourné vers la croissance, conçu pour attirer et accompagner les entreprises internationales. Pour les entrepreneurs burundais, le contraste est frappant et les avantages, considérables :
- Zéro impôt sur les sociétés et sur le revenu : C’est sans doute l’avantage le plus immédiat et le plus marquant. À Bahreïn, les entreprises bénéficient d’un taux d’imposition de 0 % sur les sociétés. Cela signifie que chaque dinar bahreïni (BHD) de bénéfice reste intégralement dans votre entreprise, pour être réinvesti, utilisé pour son développement ou distribué aux actionnaires, sans qu’un tiers ne soit prélevé. Il n’existe pas non plus d’impôt sur le revenu des personnes physiques, ce qui fait de Bahreïn une destination extrêmement attractive tant pour votre entreprise que pour votre situation fiscale personnelle.
- Propriété étrangère à 100 % : Contrairement à de nombreuses juridictions de la région qui exigeaient auparavant un partenaire ou un sponsor local, la législation progressive de Bahreïn en matière d’investissement étranger autorise une détention à 100 % par des investisseurs étrangers pour la plupart des activités commerciales, et ce dans quasiment tous les secteurs. Vous, en tant qu’entrepreneur burundais, pouvez donc détenir intégralement votre société bahreïnienne, conserver un contrôle total sur ses opérations, sa stratégie et ses bénéfices, sans les complexités ni la dilution liées à un partenariat local.
- Repatriation intégrale des bénéfices : Il n’existe aucune restriction au rapatriement des bénéfices ou du capital depuis Bahreïn. Cette liberté fondamentale garantit que les fonds générés par votre entreprise à Bahreïn peuvent être transférés librement vers vous ou réinvestis ailleurs dans le monde, sans formalités bureaucratiques ni contrôle des changes. Cela contraste nettement avec les difficultés rencontrées avec la BRB.
- Porte d’entrée vers le CCG et au-delà : Bahreïn constitue une porte d’entrée stratégique inégalée vers le marché lucratif du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – une région au PIB combiné supérieur à 1,6 billion de dollars américains et comptant plus de 50 millions d’habitants. Depuis Bahreïn, votre entreprise bénéficie d’un accès direct aux marchés d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Koweït et d’Oman, sans quotas d’importation, droits de douane ni exigences de parrainage local, contrairement aux entreprises opérant hors du CCG. Par ailleurs, les solides accords de libre-échange conclus par Bahreïn, dont celui signé avec les États-Unis, élargissent encore votre rayon d’action commercial.
- Secteur financier robuste et transparent : La Banque centrale de Bahreïn (CBB) supervise un secteur financier hautement réglementé et jouissant d’une excellente réputation internationale. Cela se traduit par un accès facile à un large éventail de services bancaires internationaux, une liquidité solide pour les opérations en devises étrangères et un environnement bancaire stable. L’ouverture de comptes bancaires au nom de votre société bahreïnienne est une procédure fluide qui permet des paiements transfrontaliers efficaces et l’accès à des lignes de crédit internationales – un véritable soulagement par rapport aux contraintes du BRB.
- Services gouvernementaux 100 % numériques : Bahreïn a massivement investi dans son infrastructure numérique, comme en témoigne son portail « Sijilat ». Le ministère de l’Industrie et du Commerce (MOIC) a numérisé la quasi-totalité des formalités de création et d’immatriculation des sociétés, rendant la constitution d’entreprise particulièrement fluide. La plupart des approbations et licences peuvent être obtenues en ligne, ce qui réduit considérablement les lourdeurs administratives et les délais de traitement par rapport aux systèmes papier tels que l’OBR au Burundi.
- Plateforme logistique stratégique : Avec ses installations portuaires ultramodernes (port Khalifa Bin Salman), son aéroport international et la chaussée du Roi Fahd qui la relie directement à l’Arabie saoudite, Bahreïn offre une connectivité logistique exceptionnelle pour le commerce régional et international. C’est un atout déterminant pour les entreprises actives dans l’import-export, la production ou la distribution.
- Environnement politique et économique stable : Bahreïn offre un environnement politique et économique stable et prévisible, adossé à un État de droit solide. Cette stabilité apporte la confiance à long terme indispensable pour investir et développer une entreprise, contrastant nettement avec les incertitudes post-2015 qui ont touché le Burundi. L’Economic Development Board (EDB) promeut activement l’investissement étranger et apporte un soutien de premier ordre aux nouvelles entreprises.
Pour un entrepreneur burundais, transférer une partie essentielle de ses activités à Bahreïn n’est pas une simple manœuvre tactique ; c’est un réalignement stratégique qui peut transformer en profondeur la trajectoire de son entreprise, tout en protégeant son patrimoine et en libérant un potentiel de croissance inédit.
Comprendre les structures d’entreprise au Bahreïn : au-delà du mythe de la « Single Person Company »
Quand les entrepreneurs burundais s’intéressent pour la première fois à la création d’une société dans une nouvelle juridiction, une question revient souvent : « Puis-je constituer une « Single Person Company » ? ». C’est une interrogation légitime, souvent associée aux structures simplifiées réservées aux entrepreneurs individuels. Cependant, il est absolument essentiel de comprendre que il n’existe AUCUNE entité juridique formelle dénommée « Single Person Company » (WLL) à Bahreïn.
Il s’agit d’une idée reçue très répandue, et se fier à des informations obsolètes ou erronées peut entraîner des retards importants et une grande frustration.
À la place, Bahreïn propose des structures juridiques très flexibles et solides, parfaitement adaptées aux entrepreneurs qui souhaitent conserver 100 % de leur capital et exercer sans associés. L’option la plus adaptée et la plus couramment choisie par une personne physique souhaitant créer une entreprise à Bahreïn est la société à responsabilité limitée (WLL).
Clarifions les points essentiels concernant une WLL, particulièrement pertinents pour les entrepreneurs burundais :
Possibilité de détention à 100 % par une seule personne : Contrairement à ce que l’expression « Responsabilité limitée » pourrait laisser penser dans certains contextes, une société WLL bahreïnienne peut être détenue à 100 % par un seul individu*. Aucune obligation d’avoir plusieurs actionnaires ou partenaires locaux n’existe pour constituer une WLL.
Cela procure le même niveau de contrôle et de propriété exclusive qu’un entrepreneur rechercherait avec une « Société unipersonnelle » dans d’autres juridictions, tout en bénéficiant d’un cadre juridique reconnu et particulièrement efficace à Bahreïn.
- Responsabilité limitée des associés : Comme son nom l’indique, la responsabilité de l’associé (ou des associés) est limitée au montant de son apport en capital. Cela permet de séparer le patrimoine personnel des dettes de l’entreprise et offre une protection essentielle à l’entrepreneur.
- Capital social minimum : Un point essentiel où la clarté est indispensable. Juridiquement, le capital social minimum d’une société WLL à Bahreïn s’élève à un montant symbolique de 1 BHD (un dinar bahreïni). Bien que légalement autorisé, recommander ce minimum absolu dans la pratique serait irresponsable.
Autres formes juridiques pertinentes à Bahreïn :
Si la WLL reste la forme la plus courante et la plus recommandée pour un propriétaire unique, d’autres structures méritent d’être mentionnées brièvement :
- Entreprise individuelle (Sole Proprietorship) : Cette forme s’adresse aux artisans et professionnels indépendants. Si elle offre une grande simplicité, elle ne procure aucune responsabilité limitée : le patrimoine personnel du propriétaire n’est pas distinct de celui de l’entreprise. Pour la plupart des entrepreneurs internationaux en quête de protection de leurs actifs, ce n’est pas la structure adaptée.
- Société en nom collectif (SNC) / Société en commandite simple (SCS) : Ces structures impliquent deux associés ou plus et conviennent généralement aux projets communs dans lesquels les associés souhaitent un fort degré d’implication personnelle et une responsabilité solidaire (SNC) ou un mélange d’associés actifs et passifs (SCS).
- Société par actions bahreïnienne (B.S.C. fermée ou publique) : Ce type de société convient aux grandes entreprises qui nécessitent un capital important provenant de plusieurs actionnaires et qui sont soumises à des exigences réglementaires plus strictes. Une B.S.C. (fermée) est une société privée pouvant être détenue à 100 % par un seul actionnaire avec un capital minimum de 250 000 BHD, tandis qu’une B.S.C. (publique) est destinée aux sociétés cotées en bourse.
- Succursale ou bureau de représentation d’une société étrangère : Cette forme permet à une société étrangère déjà existante d’établir une présence à Bahreïn. La succursale conserve l’identité juridique de la société mère, tandis que le bureau de représentation est limité aux activités de marketing et de promotion.
Pour les entrepreneurs burundais qui privilégient le contrôle, la responsabilité limitée et la simplicité de constitution, la WLL à 100 % de propriété unique constitue presque toujours le choix le plus adapté et le plus avantageux.
Guide pratique de création d’entreprise à Bahreïn à l’intention des entrepreneurs burundais
Créer votre société à Bahreïn est une procédure simple, grâce notamment au portail numérique « Sijilat » du ministère de l’Industrie et du Commerce (MOIC). Voici un guide détaillé, étape par étape, spécialement conçu pour les entrepreneurs burundais :
Phase 1 : Planification et pré-immatriculation
- Définissez votre activité commerciale : C’est la toute première étape. Identifiez clairement les activités commerciales précises que votre société bahreïnienne exercera (ex. : commerce général, conseil, services informatiques, logistique, immobilier, etc.). Bahreïn dispose d’une liste exhaustive d’activités approuvées ; certaines activités spécifiques peuvent nécessiter des autorisations supplémentaires de ministères dédiés (ex. : services financiers auprès de la CBB, activités de santé auprès du ministère de la Santé).
- Choisissez la dénomination sociale : Sélectionnez un nom unique et pertinent pour votre WLL. Vous devrez vérifier sa disponibilité sur le portail Sijilat. Il est prudent de préparer plusieurs options, car le nom ne doit ni porter atteinte à des marques existantes ni induire en erreur.
- Recourir à un prestataire de services local (optionnel, mais vivement recommandé) : Vous pouvez certes effectuer les démarches sur Sijilat vous-même, mais pour les non-résidents, surtout lorsqu’ils viennent d’un contexte juridique et linguistique très différent comme le Burundi, faire appel à un consultant local en création d’entreprise, un cabinet d’avocats ou une société de PRO (Public Relations Officer) s’avère extrêmement précieux. Ces professionnels maîtrisent les subtilités, accélèrent les procédures et garantissent la conformité. C’est un investissement qui fait gagner un temps précieux, évite les erreurs et facilite grandement votre projet.
- Rassemblez les documents requis : Préparez ce qui suit :
Phase 2 : Enregistrement en ligne via le portail Sijilat
- Création d’un compte Sijilat : Votre prestataire de services (ou vous-même) créera un compte sur le portail Sijilat (www.sijilat.bh).
- Réserver le nom de la société : Soumettez votre nom de société préféré aux autorités pour approbation. Cette démarche prend généralement de quelques heures à quelques jours.
- Déposer la demande d’immatriculation commerciale (CR) :
- Régler les droits administratifs : Payez les frais d’enregistrement en ligne via le portail Sijilat. Ces frais sont généralement symboliques.
- Approbation initiale : Le MOICT examinera votre dossier. Si tous les documents sont conformes et que les activités sont approuvées, vous recevrez une approbation initiale.
Phase 3 : Approbation et délivrance de l’enregistrement commercial (CR)
- Finalisation des documents : Certains documents finaux, pouvant inclure des signatures manuscrites (même si beaucoup peuvent désormais être réalisés par voie électronique ou avec des signatures numériques certifiées), peuvent être exigés.
- Délivrance de l’Enregistrement Commercial (CR) : Une fois toutes les étapes finalisées et vérifiées, le MOIC délivrera votre Enregistrement Commercial (CR). Il s’agit de votre licence d’exploitation officielle. Ce document est essentiel : il fait office d’acte de naissance de votre société à Bahreïn. Comptez généralement 2 à 5 jours ouvrés entre le dépôt initial et la délivrance du CR, à condition que l’ensemble des pièces soit conforme.
- Bureau virtuel / Adresse physique : Avant d’obtenir votre CR, vous devrez fournir une adresse de siège social enregistrée. De nombreux entrepreneurs burundais commencent par un prestataire de bureau virtuel à Bahreïn, qui propose une adresse commerciale sérieuse, la gestion du courrier et souvent l’accès à des salles de réunion, le tout sans les frais fixes d’un bureau physique. Cela répond à l’obligation légale.
Phase 4 : Démarches post-immatriculation
- Ouvrir un compte bancaire professionnel : Il s’agit d’une étape essentielle, surtout lorsque l’on vient d’une juridiction comme le Burundi, soumise à de fortes restrictions bancaires. Muni de votre CR, contactez une banque bahreïnienne de premier plan (par ex. BBK, NBB, Ahli United Bank, HSBC, Standard Chartered).
- Demande de visa investisseur : En tant que propriétaire d’une WLL bahreïnienne, vous êtes éligible à une demande de visa investisseur. Cette procédure est gérée par la Direction de la nationalité, des passeports et des affaires de résidence (NPRA).
- Immatriculation à l’Organisation d’assurance sociale (SIO) : Si votre société emploie du personnel (y compris vous-même en tant que directeur opérationnel), vous devez vous immatriculer auprès de la SIO.
- Obtenir les licences spécifiques (si nécessaire) : Selon votre activité, des autorisations sectorielles supplémentaires peuvent être requises auprès des ministères ou autorités de tutelle concernés (ex. : CBB pour les services financiers, ministère de la Santé pour les activités médicales).
L’ensemble du processus, de la planification initiale à la réception de votre CR, peut être bouclé en un temps record – souvent entre une semaine et dix jours – à condition que tous les documents soient préparés et déposés correctement, surtout si vous êtes accompagné d’un consultant local expérimenté.
Naviguer entre les systèmes bancaires et financiers du Burundi et de Bahreïn
Pour les entrepreneurs burundais, le contraste entre l’environnement bancaire burundais et bahreïni est sans doute l’un des aspects les plus libérateurs de la création d’une société dans le Golfe. Les difficultés imposées par la Banque de la République du Burundi (BRB) sont bien connues : contrôles stricts des changes, restrictions sévères à l’ouverture de comptes bancaires à l’étranger et accès limité aux devises étrangères essentielles telles que le dollar américain pour les opérations d’import/export.
Ces obstacles peuvent transformer de simples transactions internationales en véritables cauchemars logistiques, affectant la trésorerie, les relations avec les fournisseurs et l’efficacité globale de l’entreprise.
À l’inverse, Bahreïn offre un écosystème financier sophistiqué et parfaitement intégré à l’international, supervisé par la Central Bank of Bahrain (CBB). La CBB applique un cadre réglementaire moderne qui privilégie la transparence, la stabilité et la connectivité internationale. Cela se traduit par des avantages concrets pour votre entreprise :
- Accès fluide aux services bancaires internationaux :
- Ouverture d’un compte bancaire professionnel à Bahreïn :
- Accès au crédit et aux financements :
- Stabilité financière et contrôle réglementaire :
Pour les entrepreneurs burundais, la transition vers l’environnement financier bahreïni ne se limite pas à éviter les écueils : elle permet surtout de saisir de nouvelles opportunités. Il s’agit de reprendre le contrôle de ses finances, de préserver la valeur de ses revenus et d’accéder aux capitaux et services bancaires indispensables pour concurrencer et réussir à l’échelle internationale.
Visa et résidence : sécurisez votre avenir à Bahreïn
Au-delà de la création de votre société, l’obtention de votre droit de vivre et de travailler à Bahreïn constitue un élément essentiel de votre installation. En tant que propriétaire d’une entreprise bahreïnienne, vous êtes éligible à une Investor Visa, qui vous ouvre la voie vers une résidence de longue durée et offre des avantages importants pour vous et votre famille.
- Éligibilité au visa investisseur :
- Processus de demande : La demande de visa investisseur est gérée par la Direction des nationalités, passeports et affaires de résidence (NPRA), souvent via l’Autorité de régulation du marché du travail (LMRA) pour les permis de travail.
- Principaux avantages du visa investisseur :
- Voies d’accès à la résidence permanente : Bien que Bahreïn ne propose pas de programme direct de « citoyenneté par l’investissement », un engagement durable et à long terme dans les affaires et la résidence peut ouvrir la voie à des statuts de résidence plus permanents, consolidant ainsi votre avenir dans le Royaume.
Guides d'affaires à Bahreïn pour les citoyens de Burundi
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