Créez votre société à Bahreïn depuis la Belgique avec 0 % d’impôt sur les sociétés. Immatriculation rapide, propriété étrangère à 100 % et formalités simplifiées pour les entrepreneurs belges.
Création d’entreprise à Bahreïn depuis la Belgique : zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG dès 2026
Propriété et capital
Une WLL à Bahreïn peut être détenue par une seule personne — la propriété étrangère à 100 % s’applique à la plupart des activités, sans partenaire local requis pour les services, la fabrication, le commerce d’exportation et les sociétés de holding. Le capital social minimum est de 1 BHD ; nous recommandons 1 000 BHD, ce qui facilite l’ouverture d’un compte bancaire et l’obtention du visa investisseur.
Laissez-moi vous brosser un tableau qui vous semblera peut-être un peu trop familier.
Vous êtes un entrepreneur belge à la tête d’une agence digitale installée à Anvers. L’an dernier, votre société a dégagé un bénéfice de 420 000 €. Vous vous attendiez à fêter cela, à étoffer l’équipe, à investir dans de nouvelles technologies ou enfin à vous verser ce dividende que vous vous promettez depuis longtemps.
Au lieu de quoi, vous êtes assis face à votre expert-comptable dans un bureau exigu de Borgerhout et vous le regardez saisir des chiffres dans un tableau Excel qui vous noue l’estomac à chaque frappe.
Après l’impôt belge sur les sociétés à 25 %, il reste 315 000 €. Mais votre expert-comptable vous rappelle les coûts de conformité supplémentaires : les rulings Vlabel à obtenir, les complications interrégionales liées au fait que deux de vos développeurs travaillent à distance depuis la Wallonie, et les contributions sectorielles obligatoires. Ses honoraires annuels de 9 200 € ne couvrent qu’une infime partie de ces frais.
Une fois payées les cotisations patronales sur votre modeste salaire de 65 000 € (soit 16 250 € supplémentaires, la Belgique prélevant environ 25 % en sus du brut), les dividendes distribués via le système de réserve de liquidation (avec une imposition additionnelle de 5 à 15 % selon le timing), et les traductions des déclarations trimestrielles de TVA exigées pour votre clientèle européenne, vous vous demandez pourquoi vous avez pris la peine de faire grandir l’entreprise.
Ce n’est pas un scénario hypothétique monté de toutes pièces pour illustrer un propos. C’est la réalité vécue par des milliers d’entrepreneurs belges en 2025 et 2026 : des fondateurs talentueux à Gand, Bruxelles, Liège et Charleroi qui ont créé des entreprises rentables pour voir ensuite leur patrimoine systématiquement ponctionné par l’un des régimes fiscaux les plus complexes et les plus lourds d’Europe.
Pendant ce temps, à 5 200 kilomètres au sud-est, un petit royaume insulaire du Golfe Arabique a bâti toute son économie autour d’une proposition radicalement différente : zéro impôt sur les sociétés, propriété étrangère à 100 %, aucune retenue à la source sur les dividendes, et un accès direct à un marché de 2,3 milliards de consommateurs via des accords commerciaux préférentiels avec le Conseil de coopération du Golfe, le Moyen-Orient élargi et des partenariats de plus en plus nombreux en Asie.
Le pays en question est Bahreïn. Et la migration d’entreprises de la Belgique vers Bahreïn, simple curiosité jusqu’en 2023, s’est depuis imposée comme une véritable stratégie commerciale.
Ce guide existe parce que les informations disponibles en ligne sur ce corridor précis – entrepreneurs belges implantant une activité à Bahreïn – vont du superficiel au franchement trompeur. Vous méritez mieux. Vous méritez les chiffres concrets, les comparaisons précises, les détails réglementaires et les démarches pratiques qui vous permettront de décider en connaissance de cause si Bahreïn convient à votre situation commerciale particulière.
Pourquoi les entrepreneurs belges installent leur entreprise à Bahreïn
La réalité fiscale belge : ce n’est pas qu’une question de taux affiché
Quand les comparaisons fiscales internationales évoquent le taux d’imposition des sociétés belge de 25 %, elles ne vous disent qu’une partie de l’histoire. Le taux affiché occulte un écosystème de conformité d’une complexité ahurissante, qui ponctionne bien plus de 25 % sur l’entrepreneur belge moyen.
Considérez les chiffres réels pour une BVBA belge rentable (devenue BV en vertu du Code des sociétés de 2019) générant 400 000 € de bénéfice annuel :
Imposition directe des sociétés :
Impôt sur les sociétés à 25 % : 100 000 €
Taux réduit de 20 % sur les premiers 100 000 € (si éligible au statut de PME) : économie de 5 000 €
Impôt sur les sociétés effectif après avantage PME : environ 95 000 €
Coûts salariaux sur la rémunération du dirigeant :
La plupart des entrepreneurs belges doivent se verser un salaire minimum d’environ 45 000 € par an pour bénéficier du taux réduit d’impôt des sociétés applicable aux PME. Sur ce salaire :
Cotisations patronales de sécurité sociale (RSZ/ONSS) : environ 11 250 € (25 % en sus du brut)
Cotisations sectorielles (selon le secteur d’activité) : 500 à 2 000 € par an
Assurance accidents du travail : environ 500 €
Distribution des dividendes :
Après avoir acquitté l’impôt sur les sociétés, vous souhaitez disposer personnellement de vos bénéfices. La Belgique propose le système de la réserve de liquidation (VVPR-bis), mais :
Vous devez patienter 5 ans pour bénéficier du taux de retenue à la source réduit de 5 %
Distribué précédemment : imposition additionnelle de 15-30 %
Retenue à la source standard sur les dividendes sans VVPR-bis : 30 %
Coûts de conformité et honoraires professionnels :
Honoraires annuels de comptabilité pour une entreprise de votre taille : 6 000-12 000 €
Rulings du Vlabel (autorité fiscale flamande) pour toute transaction non standard : 1 500 € - 5 000 €
Complications interrégionales (salariés dans des régions différentes) : supplément de 2 000 € à 4 000 €
Participation obligatoire au système de garantie des dépôts pour certains secteurs : variable
Préparation et dépôt des déclarations de TVA (trimestrielles, potentiellement en plusieurs langues) : 2 400 € - 4 800 €
La taxe temporelle cachée :
Ce que les chiffres ne disent pas, c’est que la plupart des entrepreneurs belges consacrent 15 à 25 heures par mois à la conformité administrative – des heures qui pourraient être investies dans le développement de produits, la conquête de clients ou, tout simplement, à vivre en dehors de leur entreprise.
Fragmentation fiscale régionale : le problème Vlabel
La structure constitutionnelle de la Belgique crée un cauchemar de conformité unique en Europe occidentale. La politique fiscale relève en partie du niveau fédéral, en partie des niveaux régionaux (Flandre, Wallonie, Bruxelles-Capitale), et les trois régions interprètent les règles différemment.
Si vous êtes une entreprise flamande employant un Wallon en télétravail, vous êtes soumis à des obligations de conformité qui se chevauchent. Le Vlabel (administration fiscale flamande) s’est montré de plus en plus agressif depuis 2020, rendant des décisions qui contredisent parfois les positions de l’administration fiscale fédérale. La Wallonie conserve ses propres taxes d’enregistrement et interprétations.
Bruxelles applique ses propres cadres.
Pour un entrepreneur belge qui vend des services numériques partout en UE, cette fragmentation régionale s'ajoute à la complexité de la TVA. Vous risquez de devoir déposer des déclarations destinées à trois autorités régionales en plus du contrôle fédéral, chacune appliquant des exigences documentaires et des standards d'interprétation légèrement différents.
Ce que propose Bahreïn : la contre-réalité
Dans ce contexte, l’offre de Bahreïn devient d’une simplicité presque surréaliste :
Taux d’imposition des sociétés : 0 % (sauf exceptions limitées pour les entreprises pétrolières et gazières)
Impôt sur le revenu des personnes physiques : 0 %
Retenue à la source sur les dividendes : 0 %
Impôt sur les plus-values : 0 %
Possibilité de détention à 100 % par des investisseurs étrangers (depuis les réformes de 2017, dans la plupart des secteurs)
Capital social minimum pour une SARL : 50 BHD (environ 120 €)
Délai de constitution de société : 3 à 5 jours ouvrés (via le portail en ligne Sijilat)
Conformité annuelle : états financiers simplifiés, pas d’audit obligatoire pour la plupart des PME
Le Economic Development Board (EDB) de Bahreïn et le ministère de l’Industrie et du Commerce (MOIC) ont conçu explicitement un cadre réglementaire destiné à attirer les entrepreneurs étrangers. La Central Bank of Bahrain (CBB) propose des orientations claires en langue anglaise. Le Bahrain Investors Center (BIC) offre un service de guichet unique qui regroupe 14 organismes publics au sein d’une seule procédure de demande.
Pour un entrepreneur belge, il ne s’agit pas seulement de payer moins d’impôts. Il s’agit de récupérer plus de 20 heures par mois, d’éliminer la charge mentale liée à la fragmentation de la conformité entre régions et d’opérer dans une juridiction qui souhaite réellement la réussite de votre entreprise.
Création d’entreprise Belgique vs Bahreïn : Comparaison côte à côte
Comprendre les vraies différences entre la création d’une société en Belgique et à Bahreïn permet de mesurer précisément ce qui est en jeu. La comparaison ci-dessous porte sur une société de services professionnels (conseil, développement de logiciels ou services numériques) réalisant 500 000 € de chiffre d’affaires et 200 000 € de bénéfice annuel.
25 % (20 % sur les 100 000 premiers € pour les PME)
0 %
Impôt sur les sociétés annuel sur un bénéfice de 200 000 €
45 000 € - 50 000 €
0 €
Retenue à la source sur dividendes
5-30 % (selon la structure et le moment du versement)
0 %
Impôt sur le revenu du fondateur
25-50 % progressif (sur le salaire)
0 %
Cotisations sociales patronales
~25 % en sus du salaire brut
0 % (pour les salariés étrangers)
Capital minimum requis
1 € (mais 18 550 € selon la norme historique)
50 BHD (~120 €) pour une WLL
Délai de constitution
2 à 6 semaines (notaire, banque et enregistrement inclus)
3 à 5 jours ouvrés
Coût de constitution (honoraires professionnels)
2 500-5 000 €
1 800-3 500 €
Coût annuel de conformité
6 000 € - 15 000 €
1 500 - 3 000 BHD
Audit obligatoire
Obligatoire au-delà de certains seuils
Non obligatoire pour la plupart des PME
Taux de TVA
21 %
10 %
Langue des documents commerciaux et juridiques
Néerlandais/Français/Allemand (selon la région)
Anglais et arabe
Exemple concret d’économies
Pour illustrer concrètement, prenons l’exemple d’un entrepreneur belge qui dirige actuellement un cabinet de conseil rentable.
Situation actuelle en Belgique :
Bénéfice annuel : 200 000 €
Impôt sur les sociétés (taux PME) : 40 000 €
Rémunération du dirigeant : 60 000 € (pour bénéficier du régime PME)
Cotisations sociales patronales sur salaire : 15 000 €
Comptabilité et conformité annuelles : 8 000 €
Solde après charges d’entreprise mais avant impôt personnel : 137 000 €
Distribution de dividendes (97 000 € après charges salariales, imposés au taux VVPR-bis de 15 % après 5 ans) : 82 450 € nets
Alternative bahreïnienne :
Bénéfice annuel : 200 000 €
Impôt sur les sociétés : 0 €
Aucune obligation de versement d’un salaire au dirigeant
Absence de charges sociales patronales (salarié étranger)
Renouvellement : BHD 530 avec adresse pour 3 mois ; BHD 800 pour 6 mois ; BHD 1,520 pour 12 mois. Il s’agit de forfaits de renouvellement distincts, pas de frais de visa.
Solde après charges d’exploitation : 197 500 €
Distribution de dividendes : 197 500 € net (sans retenue à la source)
Écart annuel : 115 050 € de bénéfices non distribués supplémentaires.
Sur un cycle de vie d’entreprise de 10 ans, cet écart représente plus de 1,15 million d’euros – une somme qui pourrait être réinvestie dans la croissance, affectée à la planification de la retraite ou tout simplement perçue comme la juste récompense du risque entrepreneurial.
Structures juridiques à Bahreïn : choisir la bonne forme pour les entrepreneurs belges
Bahreïn propose plusieurs formes de sociétés, chacune adaptée à des modèles d’activité et à des objectifs différents. Pour les entrepreneurs belges, trois structures couvrent 95 % des cas.
Société unipersonnelle (WLL)
La WLL constitue l’équivalent bahreïni de la société unipersonnelle à responsabilité limitée belge. Elle permet à un seul associé, personne physique ou morale, de créer une société à responsabilité limitée détenue à 100 % par des capitaux étrangers.
Caractéristiques principales :
Capital minimum : 50 BHD (environ 120 €)
Actionnaire unique autorisé (personne physique ou personne morale)
Responsabilité limitée
Adapté aux : consultants, freelances, prestataires de services numériques et structures de holding
Avantages pour les entrepreneurs belges :
Structure la plus simple pour les fondateurs individuels
Aucune obligation de partenaire local
Processus de création simplifié (généralement 3 à 4 jours ouvrables)
Peut être détenue à 100 % par votre société belge ou par vous-même
Points à prendre en compte :
Ne peut pas avoir plusieurs actionnaires (nécessiterait une conversion en WLL)
Certaines activités exigent un capital minimum plus élevé
Société à responsabilité limitée (WLL)
La WLL est l’équivalent bahreïni de la BV belge à plusieurs actionnaires. C’est la forme juridique la plus courante pour les entreprises opérationnelles à Bahreïn.
Principales caractéristiques :
un seul actionnaire (une personne peut détenir 100 %), maximum 50
Capital minimum : 50 BHD pour la plupart des activités (montant plus élevé pour certains secteurs réglementés)
Possibilité de détention à 100 % par des étrangers depuis 2017
Responsabilité limitée pour tous les associés
Avantages pour les entrepreneurs belges :
Flexibilité en matière de structures de partenariat ou d’implication d’investisseurs
Structure largement reconnue pour les contrats commerciaux
Adapté aux sociétés de négoce, agences et cabinets de services professionnels comptant plusieurs associés
Points à prendre en compte :
Exige au moins un gérant (qui peut être actionnaire)
Gouvernance légèrement plus complexe que celle d’une WLL à associé unique
Succursale
Pour les entreprises belges qui souhaitent tester le marché bahreïni sans créer d’entité juridique distincte, l’ouverture d’une succursale constitue une solution intermédiaire.
Caractéristiques principales :
Extension de la société mère belge (sans personnalité morale distincte)
La société mère conserve l’intégralité de la responsabilité
Nécessite l’approbation du ministère de l’Industrie et du Commerce
Présence obligatoire d’un gérant local
Avantages pour les entrepreneurs belges :
Aucun capital social distinct requis
Les bénéfices peuvent être rapatriés directement vers la société mère belge
Utile pour : missions en régie, tests de marché, contrats publics exigeant une présence locale
Points de vigilance :
La société mère reste responsable des engagements de la succursale
Peut ne pas offrir la même optimisation fiscale qu’une entité bahreïnienne autonome
Les bénéfices peuvent être imposables en Belgique selon la structure (consultez un conseiller fiscal)
Recommandation stratégique à destination de la plupart des entrepreneurs belges
Pour l’entrepreneur belge type qui souhaite optimiser son efficacité fiscale tout en conservant une simplicité opérationnelle, la Société unipersonnelle à responsabilité limitée (WLL) constitue la solution idéale. Elle offre :
Contrôle total de l’entreprise
Protection par responsabilité limitée
Capital minimum requis
Constitution rapide (3 à 5 jours ouvrables)
Conformité annuelle simplifiée
Possibilité d’ajouter des associés ultérieurement en convertissant la structure en WLL si nécessaire
La structure WLL convient également aux entrepreneurs belges qui souhaitent conserver leur résidence en Belgique tout en exploitant une société basée à Bahreïn — un sujet que nous aborderons en détail dans la section consacrée à la résidence et aux visas.
Constitution d’une société à Bahreïn : le guide étape par étape pour les entrepreneurs belges
La création d’entreprise à Bahreïn a été largement simplifiée grâce à la plateforme Sijilat et au Bahrain Investors Center (BIC). Voici ce qui vous attend concrètement.
Phase 1 : Préparation en amont de la constitution (1 à 2 semaines avant le dépôt)
Choix de la structure et des activités :
Choisissez entre une WLL, une WLL ou une succursale selon votre modèle économique
Identifiez vos activités commerciales selon le système de classification des activités économiques de Bahreïn
Certaines activités requièrent des licences supplémentaires (services financiers, santé, éducation)
Préparez les documents requis :
Pour les entrepreneurs belges, vous devrez fournir :
Copies de passeport (valides au moins 6 mois)
Justificatif de domicile en Belgique (facture d’utilité ou relevé bancaire de moins de 3 mois)
Extrait de casier judiciaire belge (uittreksel uit het strafregister/extrait de casier judiciaire)
Pour les actionnaires personnes morales : documents d’immatriculation de la société belge (apostillés)
Plan d’affaires succinct ou description de l’activité
Apostille des documents belges :
La Belgique est partie à la Convention de La Haye sur les apostilles. Les documents doivent être apostillés par :
Service public fédéral des Affaires étrangères (pour les documents fédéraux)
Autorité régionale compétente (pour les documents régionaux)
Coût : environ 20-50 € par document Délai : 3-7 jours ouvrés
Phase 2 : Réservation du nom et immatriculation commerciale (CR) (Jours 1-2)
Réserver le nom de la société :
Soumettre une demande de réservation via le portail Sijilat ou par l’intermédiaire d’un agent agréé. Le Ministère de l’Industrie et du Commerce vérifie l’absence de homonymie avec les enregistrements existants.
Exigences :
Le nom ne doit pas être identique ou similaire à celui d’une société existante
Ne peut inclure de termes réservés sans autorisation préalable
Traduction en arabe requise (votre mandataire s’en chargera)
Frais : 10 BHD (environ 24 €)
Délai : le jour même à 24 heures
Demande d’immatriculation commerciale :
Soumettre un dossier comprenant :
Formulaire de demande dûment rempli (disponible en anglais)
Mémorandum d’association (modèle standard disponible)
Statuts de la société
Coordonnées des actionnaires et copies de passeport
Adresse du siège social (peut être fournie initialement par votre agent de constitution)
Codes de classification des activités
Frais : 10 BHD pour le CR de base + frais d’activité (variables selon l’activité, généralement entre 50 et 200 BHD)
Délai : 1 à 2 jours ouvrés
Phase 3 : Dépôt du capital et ouverture du compte bancaire (jours 2 à 4)
Ouverture d’un compte bancaire professionnel :
Bahreïn dispose d’un secteur bancaire développé regroupant des banques internationales et locales. Les établissements les plus prisés par les entrepreneurs étrangers sont les suivants :
Bank ABC – solides relations avec des correspondants bancaires internationaux
NBB (National Bank of Bahrain) – plus grande banque locale, particulièrement adaptée aux transactions régionales
BBK – une solution compétitive pour les PME
Ahli United Bank – services bancaires en ligne performants
Documents requis :
Certificat d'enregistrement commercial (CR)
Statuts de la société
Copies des passeports des actionnaires et des administrateurs
Justificatif de domicile
Volumes de transactions attendus et description de l’activité
Délai : 2 à 5 jours ouvrés (certaines banques vont plus vite)
Dépôt minimum : généralement 500 à 1 000 BHD pour l'ouverture, les exigences variant selon l'établissement
Note aux entrepreneurs belges :
Contrairement au mécanisme belge complexe de garantie obligatoire des dépôts et à la documentation exhaustive exigée par les banques belges (souvent 3 à 6 semaines), l’ouverture d’un compte bancaire à Bahreïn est particulièrement simple. La plupart des banques disposent de chargés de relation francophones ou anglophones habitués aux entrepreneurs étrangers.
Phase 4 : Délivrance de la licence (jours 3 à 5)
Licence commerciale :
Une fois l’immatriculation commerciale effectuée et le capital déposé, votre licence commerciale est délivrée.
La licence précise :
Activités autorisées
Durée de validité (généralement 1 an, renouvelable)
Conditions ou restrictions applicables
Frais : inclus dans les droits d’enregistrement Délai : 1 à 2 jours ouvrés après délivrance du CR
Phase 5 : Enregistrements complémentaires (jours 5 à 10, selon les activités)
Organisation de la Sécurité sociale (SIO) :
Si vous employez des nationaux bahreïniens, inscrivez-vous auprès de la SIO pour les cotisations sociales.
Contribution patronale : 12 % du salaire de base (uniquement pour les salariés bahreïniens)
LMRA (Labour Market Regulatory Authority) :
Enregistrer des quotas de permis de travail si vous recrutez des salariés étrangers.
Immatriculation communale :
Selon l’emplacement physique de votre bureau.
Licences spécifiques au secteur :
Services financiers : agrément de la Banque centrale de Bahreïn (CBB)
Santé : NHRA (National Health Regulatory Authority)
Services de restauration : ministère de la Santé
Construction : ministère des Travaux publics
Délai et coût total de constitution
Délai standard : 5-10 jours ouvrés entre le dépôt des documents et l’obtention d’une société opérationnelle
Coûts habituels de création d’une WLL :
Prestation
Coût (BHD)
Coût (EUR)
|------|------------|------------|
Réservation du nom
10
24
CR (Registre de commerce)
10
24
Frais d’activité (moyens)
100
240
Attestation du mémorandum
25
60
Agent enregistré / Service de constitution
600-1 200
1 440-2 880
Ouverture de compte bancaire
0-100
0-240
Total de constitution
745-1 445
1 788-3 468
Coûts d’entretien annuels :
Prestation
Coût (BHD)
Coût (EUR)
|------|------------|------------|
Renouvellement de licence
100-200
240-480
Agent enregistré (annuel)
400-800
960-1 920
Comptabilité / Tenue de livres
300-600
720-1 440
Total annuel
800-1 600
1 920-3 840
À titre de comparaison, les frais de conformité annuels en Belgique s’élèvent à 6 000 € – 15 000 € : les économies opérationnelles sont donc évidentes.
Options de visa et de résidence pour entrepreneurs belges à Bahreïn
L’une des questions les plus fréquentes posées par les entrepreneurs belges qui s’intéressent à Bahreïn porte sur la résidence personnelle. La bonne nouvelle : Bahreïn propose plusieurs voies permettant aux entrepreneurs d’obtenir une résidence légale, et la procédure s’articule parfaitement avec la création de société.
Visa Résidentiel Doré
Introduit en 2022 et élargi depuis, le Golden Residency Visa de Bahreïn permet aux investisseurs et entrepreneurs qualifiés d’obtenir une résidence de longue durée.
Critères d’éligibilité :
Investissement immobilier de 200 000 BHD minimum (environ 480 000 €), OU
Investissement d’entreprise démontrant une contribution économique significative, OU
Personnes retraitées disposant d’une pension ou de revenus prouvés d’au moins 4 000 BHD par mois
Avantages :
Permis de résidence de 10 ans (renouvelable)
Auto-sponsoring (indépendant de tout employeur)
Possibilité de parrainer les membres de sa famille
Accès à la résidence permanente
Procédure :
Demande via le LMRA et le ministère de l’Intérieur
Délai : 2 à 4 semaines pour approbation
Coût : 500 BHD (environ 1 200 €) de frais initiaux
Visa investisseur
Pour les entrepreneurs belges souhaitant implanter une société à Bahreïn, le visa investisseur constitue la voie la plus directe vers la résidence.
Conditions requises :
Société bahreïnienne active disposant d’un CR valide
Investissement d’au moins 50 000 BHD (environ 120 000 €) dans la société, OU
Emploi de nationaux bahreïniens selon les quotas requis
Avantages :
Permis de résidence de 2 ans (renouvelable)
Auto-financé (sans sponsor local)
Possibilité de parrainer conjoint et enfants
Possibilité d’ouvrir un compte bancaire personnel, de louer un local commercial et d’obtenir un permis de conduire
Démarche :
Soumettre la demande via la LMRA après la constitution de la société
Fournir une preuve d’investissement ou d’activité commerciale
Examen médical dans une clinique agréée
Enregistrement des données biométriques
Délai : 2 à 3 semaines après la constitution de la société Coût : 300-500 BHD (environ 720-1 200 €), frais médicaux et de traitement inclus
Flexi Permit
Pour les entrepreneurs belges qui n’ont pas besoin d’une résidence complète mais souhaitent disposer d’un cadre juridique leur permettant de séjourner à Bahreïn pendant des périodes prolongées, le Flexi Permit constitue une solution innovante.
Caractéristiques :
Permis de travail de 2 ans auto-sponsorisé
Liberté de cumuler plusieurs employeurs ou d’exercer en indépendant
Aucun sponsor requis
Liberté d’entrée et de sortie
Coût : 549 BHD pour 2 ans (environ 1 320 €)
Idéal pour : les entrepreneurs belges qui souhaitent conserver leur résidence fiscale en Belgique tout en séjournant de longues périodes à Bahreïn pour y développer leur activité.
Conserver sa résidence belge ou s’installer à Bahreïn
Les entrepreneurs belges font face à un choix stratégique déterminant : conserver leur résidence fiscale en Belgique tout en exploitant une société à Bahreïn, ou s’installer à Bahreïn et devenir résident fiscal bahreïni.
Option A : Conserver la résidence fiscale belge
Continuer à résider principalement en Belgique (183 jours minimum par an)
Les bénéfices de la société bahreïnienne peuvent être imposables en Belgique en application des règles CFC (Controlled Foreign Company)
Nécessite une structuration rigoureuse pour assurer une substance commerciale effective à Bahreïn
Adapté aux entrepreneurs ayant des obligations familiales ou souhaitant bénéficier du cadre de vie belge
Option B : S’installer à Bahreïn
Établir la résidence fiscale à Bahreïn (nécessite généralement 183 jours ou plus sur place)
Sortie structurée de la résidence fiscale belge
Bénéfices des sociétés bahreïniennes et revenus personnels totalement exonérés d’impôt
Adapté aux entrepreneurs prêts à adopter un mode de vie international
Avertissement important :
Les autorités fiscales belges se montrent de plus en plus expertes pour contester les changements de résidence. La simple création d’une société à Bahreïn tout en continuant à vivre en Belgique N’ÉLIMINERA PAS vos obligations fiscales belges. Les bénéfices de la société peuvent vous être imputés en tant que résident belge, et vous risquez des pénalités pour optimisation fiscale agressive.
Pour une optimisation fiscale légitime, vous devez :
Maintenir une société bahreïnienne disposant d’une substance commerciale réelle (salariés, bureau, opérations effectives) et présentant des motifs commerciaux légitimes autres que fiscaux, OU
Transférer réellement votre résidence fiscale personnelle à Bahreïn
Nous vous recommandons vivement de consulter un conseiller fiscal belge qualifié (tel que Tiberghien ou Loyens & Loeff, cabinets spécialisés en mobilité internationale) avant toute décision.
Fiscalité et avantages financiers : le tableau complet
Comprendre le régime fiscal bahreïni et son articulation avec les obligations belges est indispensable pour prendre des décisions éclairées.
Le régime fiscal bahreïni
Fiscalité des sociétés :
Bahreïn applique 0 % d’impôt sur les sociétés sur la quasi-totalité des activités. Seules les entreprises pétrolières et gazières font exception et acquittent 46 % sur les revenus de source bahreïnienne. Pour tous les autres secteurs, notamment :
Services professionnels
Conseil
Technologie et logiciels
E-commerce
Activités commerciales
Sociétés holding
Immobilier
...le taux d’imposition des sociétés est nul.
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) :
Bahreïn a introduit la TVA en janvier 2019 au taux de 5 %, porté à 10 % en janvier 2022. Elle s’applique à la plupart des biens et services, sous réserve d’exemptions spécifiques :
Santé : taux zéro
Éducation : TVA à 0 %
Produits alimentaires de base : taux zéro
Services financiers : exonéré
Immobilier (première vente) : TVA à 0 %
Pour les entrepreneurs belges habitués à la TVA de 21 % en Belgique, le taux de 10 % appliqué à Bahreïn constitue une baisse importante de la charge administrative et offre une plus grande souplesse tarifaire vis-à-vis des consommateurs.
Retenues à la source :
Bahreïn n’applique aucune retenue à la source sur :
Dividendes (que ce soit à destination de résidents ou de non-résidents)
Intérêts
Redevances
Honoraires de gestion
Cela signifie que les bénéfices de votre société bahreïnienne peuvent vous être reversés personnellement (où que vous résidiez) sans aucune retenue fiscale à Bahreïn.
Impôt sur le revenu des personnes physiques :
Bahreïn ne prélève aucun impôt sur le revenu des personnes physiques. Si vous devenez résident fiscal bahreïni, vos revenus mondiaux – y compris ceux issus de placements, de pensions ou d’autres sources – ne sont pas imposés.
Employés étrangers : Aucune cotisation aux assurances sociales
À comparer aux 25 % de charges sociales patronales belges calculées sur le salaire brut : les économies deviennent très significatives pour les entreprises disposant d’équipes internationales.
Interactions fiscales Belgique-Bahreïn
La Belgique et Bahreïn ont signé une Convention de double imposition (CDI) entrée en vigueur en 2009. Ce traité :
Évite la double imposition sur les mêmes revenus
Établit les règles de départage de résidence
Prévoit des mécanismes de coopération entre autorités fiscales
Points de vigilance pour les entrepreneurs belges :
Règles CFC (Controlled Foreign Company) :
Les règles belges en matière de sociétés étrangères contrôlées peuvent imputer les revenus des filiales étrangères aux actionnaires belges si :
L’actionnaire belge détient plus de 50 % de la société étrangère
La société étrangère est soumise à un impôt inférieur à 50 % du taux effectif belge
Les revenus sont principalement de nature passive (intérêts, redevances et dividendes)
Pour les sociétés de services disposant d’opérations réelles, les règles CFC ne s’appliquent généralement pas, le revenu étant de nature active et non passive. En revanche, les structures de holding ou les véhicules d’investissement requièrent une planification rigoureuse.
Prix de transfert :
Si vos activités belges interagissent avec votre société bahreïnienne, les transactions doivent être réalisées à des conditions de pleine concurrence (taux de marché). Les autorités fiscales belges scrutent avec une attention particulière les opérations entre la Belgique et les juridictions à faible fiscalité.
Fiscalité de sortie :
Si vous transférez votre résidence de Belgique vers Bahreïn, la Belgique peut, dans certains cas, appliquer une taxation sur les plus-values latentes. Une planification fiscale professionnelle s’impose avant le départ.
Services financiers et bancaires
Bahreïn abrite le premier secteur des services financiers du CCG, avec plus de 375 institutions financières supervisées par la Banque centrale de Bahreïn (CBB). Pour les entrepreneurs belges, cela signifie :
Comptes multidevises : Accès facile aux EUR, USD, GBP et aux devises régionales
Transferts internationaux : Relations de correspondants bancaires sophistiquées
Financement du commerce : Lettres de crédit et recouvrements documentaires pour le commerce international
Options de finance islamique : Bahreïn est une place mondiale de la finance islamique, si cela concerne vos clients
La CBB applique des normes réglementaires rigoureuses conformes aux standards internationaux (Bâle III, recommandations du GAFI), ce qui confère une réelle crédibilité auprès des banques et des clients européens.
Aspects bancaires et financiers pour les entrepreneurs belges
Ouverture d’un compte bancaire professionnel à Bahreïn
Contrairement aux 3 à 6 semaines nécessaires pour ouvrir un compte bancaire professionnel en Belgique (documentation exhaustive, questionnaires de conformité et multiples rendez-vous physiques), la banque d’entreprise à Bahreïn est d’une efficacité remarquable.
Conditions habituelles :
Extrait de registre commercial et copies de licence
Statuts de la société
Copies des passeports des administrateurs et actionnaires
Justificatif de domicile des administrateurs
Description de l’activité et volumes de transactions attendus
Dépôt initial (généralement entre 500 et 2 000 BHD)
Délai : 3 à 7 jours ouvrés pour la plupart des banques
Banques recommandées pour les entrepreneurs belges :
Banque
Points forts
Points à considérer
|------|-----------|----------------|
Bank ABC
Forte orientation internationale et bonne connectivité SWIFT
Soldes minimaux plus élevés
NBB
Plus grande banque locale, relations étroites avec le gouvernement
Modèle de service plus traditionnel
Ahli United Bank
Bonne banque en ligne, multidevises
Processus de conformité très rigoureux
BBK
Très PME, tarifs compétitifs
Plus orientée marché local
Standard Chartered
Marque internationale, intégration aisée avec l’Europe
Frais plus élevés
Gestion des transactions en euros
En tant qu’entrepreneur belge, vous recevrez très probablement vos paiements en euros et devrez gérer le risque de change. Les banques bahreïniennes proposent :
Comptes en euros parallèlement au BHD
Taux de change compétitifs (le BHD est arrimé au dollar américain à un taux fixe)
Accès SEPA via des banques correspondantes
Virements internationaux (généralement 15-25 € par transaction)
Conseil d’expert : Le dinar bahreïni (BHD) est arrimé au dollar américain au taux fixe de 1 BHD = 2,659 USD. Cette parité assure une grande stabilité, mais implique que le taux EUR/BHD évolue en fonction de l’EUR/USD. Pour une activité libellée en euros, il est souvent judicieux de conserver des comptes en EUR et de ne convertir qu’au fur et à mesure des besoins.
Conservation des relations bancaires en Belgique
De nombreux entrepreneurs belges conservent un compte bancaire en Belgique en parallèle de leur compte professionnel bahreïnien, notamment pour :
Encaissement des paiements clients européens avec l’efficacité SEPA
Les banques belges peuvent poser des questions sur votre société bahreïnienne. Préparez les documents attestant :
Objet commercial légitime
Substance commerciale à Bahreïn
Respect des obligations fiscales belges
Activités et opportunités d’affaires à Bahreïn
La position stratégique de Bahreïn et son environnement favorable aux entreprises offrent de nombreuses opportunités dans des secteurs pertinents pour les entrepreneurs belges.
Technologie et logiciels
Bahreïn s’est positionné comme pôle technologique du CCG, avec :
Centre de données régional AWS (ouvert en 2019)
Partenariat Google Cloud
Écosystème fintech en plein essor (plus de 60 fintechs agréées)
Bahrain FinTech Bay (plus grand pôle fintech du Moyen-Orient)
Opportunités pour les entrepreneurs tech belges :
Commercialisation de solutions SaaS sur les marchés du CCG
Développement et agrément Fintech
Services cloud et infogérance
Conseil en cybersécurité
IA et analyse de données
Note réglementaire : Certaines activités technologiques peuvent requérir une licence supplémentaire délivrée par la Banque centrale de Bahreïn, en particulier lorsqu’elles portent sur les services de paiement ou les technologies financières réglementées.
Services professionnels
La concentration d’institutions financières et de sièges régionaux de multinationales à Bahreïn génère une forte demande de services professionnels :
Conseil en management
Services juridiques (soumis à agrément)
Comptabilité et conseil
Ressources humaines et recrutement
Marketing et communication
L’expertise belge en conformité réglementaire européenne, en conseil en développement durable et en services multilingues est particulièrement recherchée alors que les entreprises du CCG se développent sur les marchés européens.
Commerce et e-commerce
Grâce à son appartenance au CCG, Bahreïn offre un accès sans droits de douane à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Koweït, à Oman et au Qatar – un marché unique de 56 millions de consommateurs au fort pouvoir d’achat.
Avantages pour l’e-commerce :
Position logistique stratégique (livraison en 24 h dans tout le CCG)
Zones franches avec procédures d’import/export simplifiées
Adoption croissante des paiements numériques
Aucun droit de douane sur les marchandises originaires du CCG
Les entrepreneurs belges expérimentés dans les produits de consommation, la mode, l’agroalimentaire ou les biens de luxe voient en Bahreïn une plateforme efficace pour distribuer dans l’ensemble du CCG.
Services financiers
Bahreïn est la place financière historique du Golfe. Elle accueille notamment :
Plus de 375 établissements financiers agréés
Siège régional de banques internationales
Hub d’assurance et de réassurance
Centre d’excellence en finance islamique
Opportunités :
Conseil en investissement (licence CBB requise)
Courtage d’assurance
Plateformes fintech
Administration de fonds
Note : Les activités de services financiers requièrent une licence de la Banque centrale de Bahreïn (CBB). La CBB applique une approche proportionnée : régimes allégés pour les fintech sandboxes et les services auxiliaires, mais licence complète pour les activités financières principales.
Cadre légal et protection de la propriété intellectuelle
Les entrepreneurs belges s’inquiètent souvent de la protection juridique offerte par les juridictions du Moyen-Orient. Le cadre légal bahreïni répond efficacement à ces préoccupations.
Système juridique
Bahreïn applique un système de droit civil influencé par les traditions juridiques égyptienne et islamique. Pour les opérations commerciales, les principaux textes sont les suivants :
Loi sur les sociétés commerciales (2001, modifiée en 2018) : régit la constitution et la gouvernance des sociétés
Code de commerce bahreïni : opérations commerciales générales
Loi sur le travail dans le secteur privé (2012) : Relations de travail
Loi sur la faillite (2018) : Insolvabilité et restructuration
Les contrats sont exécutés par les tribunaux bahreïniens, qui disposent de chambres commerciales spécialisées dans le règlement des litiges commerciaux.
Protection de la propriété intellectuelle
Bahreïn assure une protection complète de la propriété intellectuelle conformément à :
Brevets : Protégés par l’Office des brevets du CCG (système régional unifié) avec enregistrement national complémentaire. Durée de protection : 20 ans
Marques : Protégées par la loi bahreïnienne sur les marques. Durée de protection : 10 ans, renouvelable.
Droit d’auteur : Protégé par la loi sur le droit d’auteur. Protection automatique ; enregistrement recommandé
Secrets d’affaires : Protégés par les dispositions relatives à la concurrence déloyale
Bahreïn est partie à :
Convention de Paris pour la protection de la propriété industrielle
Traité de l’OMPI sur le droit d’auteur
Accord sur les ADPIC (via l’adhésion à l’OMC)
Procédure d’enregistrement :
Enregistrement de marque : 6 à 12 mois, coût approximatif 200-400 BHD
Enregistrement de brevet : 12 à 24 mois, coût approximatif 500-1 000 BHD (hors rédaction du dossier)
Règlement des litiges
Système judiciaire :
Le système judiciaire bahreïni dispose de tribunaux de commerce spécialisés. Les procédures se déroulent généralement en arabe, ce qui nécessite la traduction certifiée des documents.
Arbitrage :
La Bahrain Chamber for Dispute Resolution (BCDR) propose des services d’arbitrage international selon les règles UNCITRAL. Pour les litiges impliquant des parties belges, l’arbitrage devant la BCDR avec des arbitres neutres est souvent préférable à une procédure judiciaire.
Protection des investissements :
Le Traité bilatéral d’investissement (TBI) Bahreïn-Belgique, signé en 2006, prévoit notamment :
Traitement juste et équitable
Protection contre l’expropriation sans indemnisation
Transfert libre des investissements et des bénéfices
Accès à l’arbitrage international en cas de litige d’investissement
Cette convention offre aux entrepreneurs belges une sécurité supplémentaire lorsqu’ils investissent à Bahreïn.
Guides d'affaires à Bahreïn pour les citoyens de Belgique
Consultation gratuite · Réponse sous 5 minutes en heures de bureau
Prêt à vous implanter à Bahreïn depuis la Belgique ?
Exposez-nous votre idée d’entreprise. Nous identifions la forme juridique, le schéma de détention et le calendrier optimaux, puis nous nous chargeons du dépôt des formalités pendant que vous vous concentrez sur l’essentiel.