Création d’entreprise à Bahreïn depuis les Comores : Zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG — Mis à jour 2026

Guide complet à l’intention des entrepreneurs comoriens : créer une société à Bahreïn avec 0 % d’impôt sur les sociétés, 100 % de détention étrangère et un accès au marché du CCG. Coûts, étapes, visas, solutions bancaires.

Création d’entreprise à Bahreïn depuis les Comores : zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG — Mis à jour — Infographie sur la création d’entreprise à Bahreïn
Création d’entreprise à Bahreïn depuis les Comores : zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG — Mise à jour

Propriété et capital

Une WLL bahreïnienne peut être détenue par une seule personne — le régime de propriété étrangère à 100 % s’applique à la plupart des activités, sans associé local requis pour les services, la production, le négoce d’exportation et les sociétés holding. Le capital social minimum est de 1 BHD ; nous recommandons 1 000 BHD, montant qui facilite grandement l’ouverture d’un compte bancaire et l’obtention du visa investisseur.

Imaginez un instant, Mariam, une entrepreneure comorienne passionnée à la tête d’une florissante entreprise d’export de vanille et d’ylang-ylang. Depuis des années, elle compose avec un taux d’imposition sur les sociétés de 25 %, les coupures incessantes d’électricité qui n’offrent en moyenne que 8 à 10 heures par jour, et un système bancaire incapable d’effectuer des transactions internationales fluides.

Chaque fois qu’elle doit envoyer ou recevoir des fonds à l’étranger, elle subit retards, frais élevés et l’incertitude tenace liée à la parité du franc comorien (KMF) avec l’euro, fixée par un accord monétaire français – une parité qui apporte une certaine stabilité mais ne la protège guère de la volatilité des marchés lorsqu’elle traite directement en USD ou dans d’autres grandes devises.

Son entreprise est rentable, certes, mais elle a le sentiment constant que son potentiel de croissance est bridé par ces contraintes structurelles et par un marché intérieur limité à 800 000 habitants.

L’histoire de Mariam n’est pas unique. Elle fait écho aux frustrations silencieuses de nombreux entrepreneurs comoriens ambitieux qui visent une présence internationale, la stabilité et l’optimisation fiscale. Ils regardent au-delà de leur archipel à la recherche d’un environnement où leur travail n’est pas rongé par une fiscalité élevée, où leurs opérations ne sont pas freinées par des lacunes infrastructurelles, et où leur banque est aussi solide que leur ambition.

Ce guide ne se limite pas à la simple création d’une société ; il s’agit de débloquer un nouvel avenir pour votre entreprise. Il s’agit de passer d’un environnement où votre activité supporte un impôt sur les sociétés de 25 %, une électricité limitée et une communauté d’affaires internationale restreinte, à un écosystème dynamique à fiscalité zéro offrant un accès inégalé à un marché de plusieurs billions de dollars.

Bahreïn constitue cette passerelle stratégique, offrant aux entrepreneurs comoriens une véritable porte de sortie et une plateforme de croissance inédite.

Il ne s’agit pas d’un rêve lointain et inaccessible. Nous parlons d’une étape concrète et réaliste qui peut transformer en profondeur la trajectoire de votre entreprise au cours des prochains mois. Pour la première fois, les entrepreneurs comoriens peuvent se doter d’une plateforme internationale rivalisant avec leurs concurrents à Dubaï, Singapour et Maurice – mais à leur nom, et avec une simplicité de mise en place vraiment surprenante.


Pourquoi les entrepreneurs comoriens déplacent leur entreprise vers Bahreïn

Au cœur de Moroni, Lidjou, exportateur de vanille de troisième génération, ouvre son bureau au bourdonnement familier de la ville. Sur son bureau repose une nouvelle facture de son comptable local : 25 % d’impôt sur les sociétés, une contribution de 5 % à la sécurité sociale sur sa masse salariale, et une « taxe de conformité » pour une énième mise à jour réglementaire tombée à minuit.

L’électricité vacille – rituel quotidien, rappel permanent de la fragilité des infrastructures comoriennes – et son esprit s’évade vers un concurrent bahreïni qui lui a récemment confié un fait stupéfiant : zéro impôt sur les sociétés, propriété étrangère à 100 %, et une infrastructure bancaire de premier ordre à seulement quatre heures de vol.

Un exportateur d’huile essentielle d’ylang-ylang basé à Moroni m’a récemment décrit sa situation : son entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 180 millions de KMF l’année dernière, mais après l’impôt sur les sociétés à 25 %, les cotisations sociales et les diverses taxes municipales, il ne lui restait que 95 millions de KMF.

Par ailleurs, le réseau électrique national ne fournissait en moyenne que huit heures d’électricité par jour, l’obligeant à faire tourner des groupes électrogènes diesel qui absorbaient 40 % de son budget d’exploitation simplement pour maintenir une production régulière.

Lorsqu’il a tenté d’ouvrir un simple compte en dollars pour recevoir les paiements d’un acheteur français, la Banque centrale des Comores (BCC) a exigé six mois de démarches administratives tout en limitant les montants des transferts, ce qui a provoqué des retards importants et érodé la confiance de ses clients internationaux.

Ce scénario reflète une frustration croissante chez les entrepreneurs comoriens. Les légendaires gousses de vanille de l’archipel, les distilleries d’ylang-ylang et les jeunes startups se heurtent souvent à des obstacles de tous côtés : une lourde fiscalité des sociétés à 25 %, des banques locales sous-capitalisées à la portée internationale limitée, une électricité erratique et un marché limité à seulement 800 000 habitants.

Réussir à l’international depuis la Grande Comore ou Anjouan relève d’un combat permanent, semé d’inefficacités opérationnelles et de charges financières inexistantes dans les juridictions plus matures.

À l’inverse, Bahreïn offre exactement ce que recherchent les entrepreneurs comoriens mais qu’ils peinent souvent à trouver chez eux : zéro impôt (pour la plupart des secteurs), la résidence investisseur, une infrastructure bancaire robuste en devises fortes et un accès immédiat au marché du Conseil de coopération du Golfe (CCG) de 2 000 milliards de dollars – le tout sans sponsor local opaque ni piège réglementaire surprise.

Pour beaucoup, le passage des Comores à Bahreïn n’est pas une simple option : c’est un impératif stratégique pour assurer croissance et stabilité sur le long terme.


La réalité des affaires aux Comores : ce que vous payez vraiment

Sur le papier, le taux d’imposition des sociétés aux Comores est de 25 %. Mais la charge financière et opérationnelle réelle va bien au-delà de ce simple pourcentage. Voici ce à quoi un entrepreneur comorien est réellement confronté, et pourquoi les « coûts cachés » pèsent bien plus lourd que les chiffres officiels :

Le poids de la fiscalité et des frais

  • Impôt sur les sociétés : un prélèvement forfaitaire de 25 %. Ce chiffre, substantiel à l’échelle internationale, notamment comparé aux régimes à fiscalité nulle du CCG, représente une charge directe. Pour une entreprise générant, par exemple, 100 millions de KMF de bénéfice net, 25 millions de KMF sont immédiatement prélevés par l’État. Cela impacte directement le potentiel de réinvestissement, les projets d’expansion et, in fine, la compétitivité.
  • Cotisations sociales : Au-delà de l’impôt sur les sociétés, les employeurs comoriens doivent également verser des cotisations de sécurité sociale, généralement de l’ordre de 5 % des salaires. Cela alourdit d’autant le budget d’exploitation et renchérit le coût de l’emploi local.
  • Taxes municipales et « frais de conformité » : De nombreuses entreprises locales font état de diverses taxes municipales, droits de licence commerciale et de ce que l’on appelle souvent des « frais de conformité ». Ces prélèvements peuvent être imprévisibles, parfois mal justifiés, et s’accumuler jusqu’à représenter une somme significative, surtout pour les PME qui opèrent déjà avec des marges étroites. Le manque de transparence autour de ces coûts additionnels crée un climat d’incertitude et complique fortement la prévision financière.
  • Charge fiscale indirecte : Bien que les Comores appliquent un taux de TVA relativement bas de 10 % sur la plupart des biens et services, l’effet cumulé des droits de douane et taxes sur les biens importés et les matières premières alourdit sensiblement les coûts opérationnels de nombreuses entreprises, en particulier celles du secteur manufacturier ou de la transformation, comme les huiles essentielles.

Déficits d’infrastructure et inefficacités opérationnelles

  • Alimentation électrique instable : C’est sans doute l’un des défis les plus paralysants. Comme indiqué, l’électricité n’est souvent disponible que 8 à 10 heures par jour en moyenne. Pour toute entreprise qui requiert une alimentation continue – industrie, entreposage frigorifique de produits agricoles, centres de données, ou même de simples activités de bureau –, cela entraîne une dépendance lourde à des groupes électrogènes diesel coûteux et très exigeants en entretien. Le coût du carburant, de la maintenance et les interruptions permanentes de l’activité peuvent facilement représenter 30 à 40 % du budget d’exploitation, rendant extrêmement difficile une mise à l’échelle efficace ou une concurrence internationale sur les prix.
  • Infrastructure bancaire internationale limitée : La Banque Centrale des Comores (BCC), tout en exerçant son rôle de régulateur, dispose de capacités limitées en matière de banque internationale directe.
  • *Parité du KMF par rapport à l'euro :Le franc comorien (KMF) est arrimé à l’euro (€1 = KMF 491,9677), héritage de l’accord monétaire français. Si cette parité procure une certaine stabilité vis-à-vis de l’euro, elle expose en revanche à une forte volatilité des taux de change vis-à-vis des autres grandes devises (dollar américain, livre sterling ou yuan chinois), pourtant essentielles au commerce international. Les instruments de couverture sont souvent limités ou trop coûteux pour les PME.Transactions en USD difficiles :L’ouverture et la gestion de comptes en devises étrangères, notamment en USD, peuvent s’avérer un véritable cauchemar administratif. Comme l’a vécu l’exportateur d’ylang-ylang, cela implique souvent une paperasserie abondante, des procédures d’approbation très longues (parfois plusieurs mois) et des restrictions sévères sur les montants transférables. Cela affecte directement la capacité à recevoir des paiements dans les temps de la part de clients internationaux ou à régler des fournisseurs étrangers, entraînant retards, opportunités perdues et perte de confiance. *Frais élevés et retards :Les virements internationaux via le BCC ou les banques commerciales locales entraînent généralement des frais élevés et des délais importants, pouvant parfois prendre plusieurs semaines avant que les fonds ne soient disponibles. Cela réduit vos marges bénéficiaires et crée des difficultés de trésorerie.Limitations du réseau SWIFT :Les banques locales entretiennent souvent un nombre limité de relations de correspondants bancaires, ce qui rend les transactions transfrontalières complexes et dépendantes d’intermédiaires, chacun ajoutant ses propres frais et délais.

    Taille du marché et contraintes de croissance

  • Marché intérieur limité : Avec une population d’environ 800 000 habitants, le marché comorien offre des perspectives de développement restreintes pour la plupart des entreprises. Pour atteindre une croissance significative, les entrepreneurs doivent se tourner vers l’international, ce qui, comme nous l’avons vu, est freiné par d’autres difficultés opérationnelles.
  • Instabilité politique : Bien qu’en voie d’amélioration, les Comores ont une longue histoire d’instabilité politique, ponctuée de multiples tentatives de coup d’État au cours des dernières décennies. Qu’elle soit réelle ou perçue, cette instabilité dissuade fortement les investisseurs étrangers et crée un environnement incertain qui complique la planification à long terme, rendant difficile l’attraction de capitaux comme la conclusion de partenariats durables. Le rapport « Ease of Doing Business » de la Banque mondiale met régulièrement en avant la stabilité politique comme un facteur essentiel de confiance des investisseurs, domaine dans lequel les Comores rencontrent encore fréquemment des difficultés.
  • Pour un entrepreneur comorien, il ne s’agit pas de simples désagréments ; ce sont des obstacles fondamentaux qui empêchent une réelle compétitivité internationale et une croissance durable. Les coûts ne sont pas seulement financiers ; ils se mesurent aussi en temps perdu, en opportunités manquées et en épuisement mental face à un environnement des affaires perpétuellement difficile.


    Pourquoi Bahreïn ? L’avantage stratégique pour les entrepreneurs comoriens

    Bahreïn s’impose comme un véritable phare d’opportunités pour les entrepreneurs comoriens, en leur offrant un avantage stratégique décisif qui répond à quasiment toutes les difficultés rencontrées dans leur pays. Ce n’est pas une simple alternative : c’est une plateforme conçue pour réussir dans les affaires à l’international, alliant simplicité, efficacité et un accompagnement sans faille.

    Avantages financiers imbattables

  • Zéro impôt sur les sociétés : C’est sans doute l’atout le plus attractif de Bahreïn. Contrairement aux 25 % en vigueur aux Comores, la plupart des entreprises exerçant à Bahreïn sont soumises à zéro impôt sur les sociétés. Chaque dinar gagné reste donc dans l’entreprise pour être réinvesti, utilisé pour son développement ou distribué aux associés. Ce seul avantage améliore considérablement la rentabilité et la trésorerie. Pour un entrepreneur comme notre exportateur d’ylang-ylang, conserver 25 % supplémentaires sur un chiffre d’affaires de 180 millions de KMF (converti en BHD) serait une véritable transformation.
  • Aucun impôt sur le revenu des personnes physiques : Non seulement les entreprises ne paient aucun impôt sur les sociétés, mais les particuliers à Bahreïn ne paient pas non plus d’impôt sur le revenu des personnes physiques. Cela fait de Bahreïn une destination extrêmement attractive pour les entrepreneurs qui souhaitent maximiser leurs revenus personnels et leur qualité de vie.
  • Absence d’imposition des plus-values : Bahreïn ne prélève aucun impôt sur les plus-values issues de la cession d’actions ou d’autres actifs, ce qui constitue un avantage majeur pour les investisseurs et entrepreneurs qui prévoient une sortie ou une restructuration patrimoniale.
  • Absence de retenue à la source : En règle générale, il n’existe pas de retenue à la source sur les dividendes, intérêts ou redevances versés à des non-résidents, ce qui simplifie encore les transactions financières internationales.
  • TVA stratégique : Bahreïn a mis en place une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) de 5 % en 2019, dispositif courant dans les économies modernes. Ce taux reste toutefois modéré par rapport à de nombreuses autres juridictions, et les entreprises peuvent généralement récupérer la TVA en amont, ce qui limite fortement son incidence sur les opérations. Cette transparence contraste nettement avec les « frais de conformité » opaques pratiqués aux Comores.
  • Banque solide et connectée à l’international

  • Hub bancaire en devises fortes : La Banque centrale de Bahreïn (CBB) supervise un secteur financier sophistiqué et diversifié. Bahreïn est un centre financier établi de longue date au Moyen-Orient, qui compte plus de 350 institutions financières, dont des banques de détail, des banques d’investissement et des prestataires spécialisés en finance islamique.
  • *Accès facile à un compte en USD :Contrairement aux démarches souvent laborieuses auprès de la BCC, l’ouverture de comptes multidevises (USD, EUR, GBP, AED, SAR) à Bahreïn est simple, rapide et facilement accessible aux entreprises légitimes. *Transactions internationales fluides :Grâce à une connectivité robuste au réseau SWIFT et à des relations de correspondants bancaires établies avec les principales banques internationales, les virements internationaux sont rapides, fiables et proposés à des tarifs compétitifs. Les délais de plusieurs semaines laissent place à des transferts réalisés en quelques heures ou jours. *Excellence en banque digitale :Les banques bahreïniennes proposent des plateformes de banque en ligne de pointe qui permettent aux entrepreneurs de gérer leurs finances, d’effectuer des transactions et d’accéder à leurs services depuis n’importe où dans le monde, en toute simplicité et sécurité.
  • Environnement réglementaire robuste : La CBB est réputée pour son cadre réglementaire progressiste et transparent, qui assure stabilité et confiance aux investisseurs. Cette supervision rigoureuse offre un environnement sécurisé pour les dépôts et les opérations financières, loin des vulnérabilités souvent associées aux systèmes bancaires moins matures.
  • Propriété à 100 % pour les étrangers et simplicité de création

  • Propriété étrangère à 100 % : À Bahreïn, les entrepreneurs peuvent créer une société avec une propriété étrangère à 100 % dans la plupart des secteurs, sans avoir besoin d’un sponsor ni d’un partenaire local. C’est un véritable atout pour les entrepreneurs comoriens qui souhaitent conserver le contrôle total de leur entreprise et de leur propriété intellectuelle. La structure de société en nom personnel (WLL), par exemple, permet à un seul actionnaire de détenir 100 % du capital – une distinction et un avantage majeurs.
  • Création simplifiée de société : Le ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (MOICT) a simplifié la constitution d’entreprises grâce à son portail en ligne « Sijilat ». Cette plateforme numérique permet aux entrepreneurs de déposer leur demande d’immatriculation au registre du commerce, d’obtenir licences et autorisations en un seul point, réduisant ainsi considérablement les démarches administratives et les délais de traitement. De nombreuses sociétés peuvent être immatriculées en quelques jours à quelques semaines, selon la complexité de leur activité et des licences requises.
  • Pas de WLL – La WLL est la Solution pour les Entrepreneurs Individuels : Il est important de préciser aux entrepreneurs comoriens que si de nombreux pays proposent des « Sociétés Unipersonnelles » (WLL), Bahreïn ne dispose pas d’une forme juridique spécifique dénommée WLL. Cela ne constitue toutefois pas un obstacle. Une Société à Responsabilité Limitée (W.L.L. ou With Limited Liability) peut être détenue à 100 % par une seule personne physique, ce qui la rend fonctionnellement équivalente à une WLL unipersonnelle tout en offrant les solides protections d’une LLC. C’est une distinction essentielle et un atout particulièrement attractif.
  • Capital social minimum faible : Le capital social minimum légal pour une W.L.L. à Bahreïn est de seulement 1 BHD. Bien que cela soit légalement possible, il est fortement recommandé de prévoir au moins 1 000 BHD de capital de départ réel. Ce montant est généralement exigé par les banques bahreïniennes pour ouvrir un compte bancaire professionnel et constitue également le seuil pratique pour une demande de visa investisseur, afin d’assurer un démarrage sans accroc.
  • Passerelle vers le marché du CCG de 2 000 milliards de dollars

  • Accès illimité au marché : Bahreïn est stratégiquement situé au cœur du Conseil de coopération du Golfe (CCG), offrant un accès sans égal à un marché de plus de 50 millions de consommateurs aisés et à un PIB combiné supérieur à 2 000 milliards de dollars. Depuis Bahreïn, les entreprises peuvent exporter facilement vers l’Arabie saoudite (reliée par la chaussée du Roi Fahd), le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et Oman.
  • Logistique et connectivité performantes : Bahreïn dispose d’une infrastructure logistique de classe mondiale, comprenant un aéroport international moderne, le port Khalifa Bin Salman et des réseaux routiers efficaces. Cela garantit des flux fluides de marchandises et de services dans toute la région et au-delà, répondant ainsi aux difficultés de chaîne d’approvisionnement souvent rencontrées aux Comores. L’engagement du pays en matière de transformation numérique, mis en avant par les initiatives de l’Economic Development Board (EDB), assure également un environnement d’affaires hautement connecté.
  • Environnement stable et favorable aux entreprises : Bahreïn jouit d’une réputation ancienne de stabilité politique, d’un cadre réglementaire progressiste et d’un gouvernement particulièrement bienveillant à l’égard de l’investissement étranger et de la diversification économique. Des institutions telles que l’EDB s’emploient activement à attirer et à accompagner les entreprises étrangères, en leur apportant soutien et conseils tout au long des phases de création et d’exploitation.
  • Qualité de vie et gains d’efficacité opérationnelle

  • Infrastructure fiable : Contrairement à l’alimentation électrique sporadique des Comores, Bahreïn propose une électricité disponible 24 h/24 et 7 j/7, un internet haut débit et des télécommunications modernes. Cette fiabilité assure des opérations continues et permet aux entreprises de se concentrer sur leur développement plutôt que de gérer les coupures quotidiennes.
  • Mode de vie cosmopolite : Bahreïn offre une société diversifiée, ouverte aux expatriés et tolérante, dotée d’excellents services de santé, d’éducation et de loisirs. Le coût de la vie y reste globalement compétitif par rapport aux autres places du CCG telles que Dubaï ou Riyad, ce qui en fait une destination attractive pour les entrepreneurs et leur famille.
  • Main-d’œuvre qualifiée : Grâce à un fort investissement dans l’éducation et le développement professionnel, Bahreïn dispose d’un vivier croissant de talents locaux et expatriés qualifiés dans de nombreux secteurs, permettant aux entreprises de trouver les ressources humaines dont elles ont besoin.
  • En implantant leur entreprise à Bahreïn, les entrepreneurs comoriens ne se contentent pas de déménager : ils passent à un écosystème d’affaires conçu pour la réussite internationale. Ils se libèrent des lourdes contraintes fiscales, des carences infrastructurelles et des limitations bancaires pour embrasser un avenir à fiscalité zéro, en pleine propriété et avec un accès illimité au marché régional.


    Principales formes de sociétés à Bahreïn pour les entrepreneurs comoriens

    Choisir la bonne forme juridique constitue la pierre angulaire d’une implantation réussie. Pour les entrepreneurs comoriens qui visent Bahreïn, le choix se réduit généralement à quelques structures polyvalentes. Il convient de le rappeler avec force : il n’existe PAS de WLL à associé unique à Bahreïn. La société à responsabilité limitée (W.L.L.) remplit cependant parfaitement ce rôle pour un actionnaire unique.

    1. Avec une Société à Responsabilité Limitée (W.L.L.)

    C’est de très loin l’option la plus prisée et la plus recommandée par les investisseurs et entrepreneurs étrangers, car elle offre le meilleur équilibre entre flexibilité, protection et simplicité de création.

  • Principales caractéristiques et raisons pour lesquelles c’est idéal :
  • *Propriété étrangère à 100 % :Une W.L.L. peut être détenue à 100 % par des personnes physiques ou morales étrangères. Un entrepreneur comorien peut ainsi posséder intégralement sa W.L.L. bahreïnienne sans avoir besoin d’un partenaire ou d’un sponsor local.Actionnaire unique autorisé : C’est le point crucial pour les personnes physiques en quête d’un équivalent de « WLL ». Une W.L.L. peut être constituée avec un seul un seul actionnaire* (personne physique ou personne morale) et un seul administrateur (qui peut être la même personne). Il n’est pas nécessaire d’avoir plusieurs associés. *Responsabilité limitée :Comme son nom l’indique, la responsabilité des associé(e)s est limitée à leur apport en capital dans la société. Cela protège leur patrimoine personnel contre les dettes et obligations de l’entreprise.Capital social minimum : Sur le plan juridique, le capital social minimum d’une W.L.L. est de 1 BHD (un dinar bahreïni). Bien que ce montant constitue le minimum légal, dans la pratique, notamment pour l’ouverture d’un compte bancaire professionnel et la demande de visa investisseur, il est il est vivement recommandé* de prévoir un capital social initial d’au moins1 000 BHD. La plupart des banques exigent un dépôt initial plus élevé pour les comptes professionnels afin de démontrer la viabilité de l’entreprise. *Adapté à la plupart des activités commerciales :Une W.L.L. convient à un large éventail d’activités commerciales, industrielles et de services. *Non-publication des comptes financiers :Les sociétés W.L.L. ne sont pas tenues de déposer leurs états financiers publiquement, ce qui leur garantit un certain degré de confidentialité.

  • Points à prendre en compte :
  • * Certains secteurs très réglementés (ex. : banque, assurance) peuvent comporter des exigences supplémentaires ou imposer des structures spécifiques, mais pour la plupart des activités de commerce général, de conseil, de technologie ou d’exportation, la W.L.L. est parfaitement adaptée.

    2. Société par actions bahreïnienne fermée (B.S.C. Closed)

    La BSC Closed est généralement retenue pour les projets de plus grande envergure qui exigent une gouvernance d’entreprise plus robuste ou qui envisagent une future levée de fonds en equity.

  • Principales caractéristiques :
  • *Responsabilité limitée :La responsabilité des actionnaires est limitée à leur participation. *un actionnaire unique (une personne peut détenir 100 %) :Contrairement à une W.L.L., une B.S.C. fermée peut n’avoir qu’un seul actionnaire (une personne peut détenir 100 %). *Capital social minimum plus élevé :Le capital social minimum pour une B.S.C. fermée est de 1 BHD (nous recommandons 1 000 BHD). *Adapté aux grandes entreprises :Souvent privilégiée par les entreprises qui cherchent à lever des fonds, ou celles qui comptent plusieurs investisseurs et une structure de gouvernance plus complexe. *Possibilité d’introduction en bourse ultérieure :Bien que « fermée », elle peut ultérieurement être transformée en société anonyme.

    3. Entreprise individuelle

    Cette structure s’adresse aux professionnels indépendants ou aux très petites entreprises où le propriétaire est l’entreprise.

  • Principales caractéristiques :
  • *Propriétaire unique :Détenue et exploitée par une seule personne. *Responsabilité illimitée :Les biens personnels du propriétaire ne sont pas distincts de l’entreprise, ce qui signifie qu’il est pleinement responsable de toutes les dettes de celle-ci. Il s’agit d’un risque majeur. *Création simplifiée :Relativement simple et peu coûteux à créer. *Possibilités restreintes pour les étrangers :Bien qu’elles existent, des restrictions à la propriété étrangère s’appliquent souvent, rendant cette option moins adaptée aux entrepreneurs comoriens en quête de détention à 100 % et de pleine liberté d’action. Elle n’est généralement pas recommandée aux investisseurs étrangers en recherche de croissance soutenue et de protection efficace de leurs actifs.

    4. Succursale d’une société étrangère

    Pour les entreprises déjà établies aux Comores qui souhaitent étendre leurs activités existantes à Bahreïn sans créer une nouvelle entité distincte.

  • Principales caractéristiques :
  • *Extension de la société mère :Il ne s’agit pas d’une entité juridique distincte, mais d’un simple prolongement de la société mère basée aux Comores. *Responsabilité illimitée :La responsabilité de la succursale incombe entièrement à la société mère. *Activités autorisées :Généralement limitées aux activités figurant sur la licence de la société mère.Requiert un agent/sponsor local :Elle exige souvent la désignation d’un agent local.

    Recommandation aux entrepreneurs comoriens : Pour la très grande majorité des entrepreneurs comoriens, en particulier ceux qui recherchent une propriété étrangère à 100 %, une responsabilité limitée et la possibilité d’exercer en tant que personne physique, la société W.L.L. (With Limited Liability) constitue la structure recommandée sans aucune hésitation. Elle offre le parfait équilibre entre maîtrise, protection et simplicité de constitution, et représente ainsi le tremplin idéal pour votre projet bahreïni.


    Processus de constitution de société à Bahreïn, étape par étape

    La création d’une société à Bahreïn a été pensée pour être rapide et simple, grâce notamment à la plateforme numérique Sijilat du ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (MOICT). Si la procédure est largement simplifiée, l’accompagnement d’un professionnel permet de la fluidifier encore davantage en garantissant que tous les documents sont corrects et déposés dans les meilleures conditions.

    Phase 1 : Planification et préparation

  • Définissez votre activité : Décrivez clairement vos activités principales. Cela déterminera la licence d’immatriculation commerciale (CR) appropriée ainsi que les permis sectoriels requis. Bahreïn dispose d’un large éventail d’activités réglementées, allant du commerce général aux services financiers spécialisés, en passant par la production industrielle ou l’innovation technologique.
  • Choix de la dénomination sociale : Choisissez une raison sociale unique. Celle-ci doit respecter les règles du MOIC (par exemple : non offensante et non déjà utilisée). Vous devrez généralement proposer plusieurs options par ordre de préférence.
  • Choix de la forme juridique : Comme indiqué précédemment, la SARL (WLL) constitue le meilleur choix pour la grande majorité des entrepreneurs comoriens. Veuillez confirmer le montant de votre capital social (nous recommandons 1 000 BHD pour une WLL).
  • Identifier le(s) associé(s) et le(s) directeur(s) : Qui sera propriétaire et gérera la société ? Pour une W.L.L. à associé unique, il peut s’agir simplement de vous.
  • Obtenez une adresse de siège social : Toute société au Bahreïn doit disposer d’une adresse physique. Celle-ci peut être un bureau classique, un espace de coworking ou une solution de bureau virtuel, selon ce que votre activité autorise.
  • Phase 2 : Enregistrement en ligne via Sijilat (portail MOIC)

    Le portail Sijilat constitue votre interface principale pour l’immatriculation de société.

  • Créer un compte Sijilat : Si vous n’en avez pas encore, vous devrez d’abord enregistrer un compte personne physique.
  • Soumettre une demande de réservation de nom : Via Sijilat, soumettez le ou les noms de société choisis pour approbation. La procédure prend généralement 1 à 2 jours ouvrables. Une fois approuvé, le nom est réservé pour une durée limitée.
  • Préparation des documents requis : C’est l’étape la plus importante. Pour une WLL détenue par un ressortissant comorien, vous devrez généralement fournir :
  • *Formulaire de candidature :Effectué en ligne via Sijilat. *Projet de memorandum et statuts (MOA/AOA) :Ce document juridique définit l’objet social, la structure, le capital social et le règlement intérieur de la société. Il doit être rédigé par un professionnel afin de respecter la réglementation bahreïnienne. *Copie du passeport :Pour tous les actionnaires et dirigeants (documents notariés et apostillés). *Copie du visa/cachet d’entrée :Si vous êtes déjà implanté à Bahreïn. *Carte d'identité nationale (Comores) :Ou pièce d’identité équivalente. *Justificatif de domicile :Facture d’utilité publique ou relevé bancaire (notarié et légalisé). *Certificat de non-objection (NOC) :Si le directeur ou l’actionnaire exerce actuellement une activité salariée à Bahreïn. *Lettre de référence bancaire :De votre banque personnelle aux Comores, confirmant votre situation financière. *Extrait de casier judiciaire :Depuis les Comores (ou le pays de résidence), généralement exigé pour certaines activités ou pour les demandes de visa investisseur ultérieures. *Résolution du conseil d’administration :Si l’actionnaire est une personne morale, autorisation de constitution de la société bahreïnienne. *Pouvoir de procuration :Si vous faites appel à un agent local ou à un cabinet juridique pour gérer la procédure en votre nom. *Contrat de location :Pour votre adresse de siège social. *Registre de commerce (CR) des Comores (le cas échéant) :Pour les entreprises existantes en phase d’expansion.

    L’auto-attestation et la notarisation des documents en provenance des Comores exigent une attention particulière ; une apostille ou une légalisation par l’ambassade sera souvent requise.

  • Soumission de la demande d’immatriculation au registre du commerce (CR) : Téléversez l’ensemble des documents préparés sur Sijilat. Le MOICT examinera votre demande au regard de la loi sur les sociétés commerciales. Cette étape donne souvent lieu à plusieurs allers-retours de remarques et de modifications.
  • Obtenir l’approbation initiale : Une fois que le MOICT est satisfait, il délivre une approbation initiale.
  • Phase 3 : Obtention de la licence et finalisation

  • Dépôt du capital (si applicable) : Pour les sociétés dont le capital social exigé est élevé (ex. : B.S.C. Closed, ou si vous optez pour un capital supérieur à 1 BHD pour une W.L.L. et que la banque exige un dépôt avant délivrance du CR), il peut être nécessaire de déposer le capital sur un compte bancaire temporaire. Pour une W.L.L. au capital recommandé de 1 000 BHD, cette opération s’effectue généralement après l’obtention du CR.
  • Obtenir les licences sectorielles : Selon votre activité, vous devrez peut-être obtenir des approbations ou licences supplémentaires auprès d'autres ministères ou organismes gouvernementaux. Par exemple :
  • *Ministère de la Santé :Pour les entreprises agroalimentaires, les pharmacies. *Banque centrale de Bahreïn (CBB) :Pour les services financiers. *Ministère de l’Éducation :À destination des établissements d’enseignement. *Affaires douanières :Pour l’import/export. * Votre CR général du MOIC indiquera les licences supplémentaires requises.
  • Délivrance du Registre de commerce (CR) définitif : Une fois toutes les autorisations et licences obtenues, le MOIC délivrera votre certificat final de Registre de commerce. Ce document officialise la constitution définitive de votre société et l’autorise à exercer son activité.
  • Immatriculation auprès de la Labor Market Regulatory Authority (LMRA) : Si vous envisagez d’embaucher des salariés (y compris vous-même en tant que directeur/associé titulaire d’un visa de travail), vous devez immatriculer votre société auprès de la LMRA.
  • Immatriculation auprès de l’Organisation de Sécurité Sociale (SIO) : Pour les cotisations sociales des salariés.
  • Enregistrement à la TVA : Si votre chiffre d’affaires annuel dépasse 37 500 BHD, vous devrez vous immatriculer à la TVA auprès du National Bureau for Revenue (NBR). Même en deçà de ce seuil, vous pouvez opter pour une immatriculation volontaire.
  • Délai de réalisation :L’ensemble du processus, de la réservation du nom à la délivrance du CR final, peut prendre de2 à 4 semainespour une WLL simple avec un minimum d’ajouts

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