Création d’entreprise à Bahreïn depuis le Chili : zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG — Mise à jour 2026
Guide complet pour les entrepreneurs chiliens : créer une société à Bahreïn avec 0 % d’impôt sur les sociétés, 100 % de propriété étrangère et un accès au marché du CCG. Coûts, étapes, visas, ouverture de compte bancaire.
Création d’entreprise à Bahreïn depuis le Chili : Zéro impôt, propriété à 100 %, accès au CCG — Mis à jour 20
Propriété et capital
Une WLL bahreïnienne peut être détenue par une seule personne — le régime de propriété étrangère à 100 % s’applique à la plupart des activités, sans associé local requis pour les services, la production, le négoce d’exportation et les sociétés de holding. Le capital social minimum est de 1 BHD ; nous recommandons 1 000 BHD, montant qui facilite grandement l’ouverture du compte bancaire et l’obtention du visa investisseur.
L’entrepreneuriat au Chili est un parcours d’innovation permanente et de travail acharné, qui témoigne de la résilience et de la créativité propres à l’esprit chilien. Pourtant, pour de nombreux fondateurs, ce parcours est souvent assombri par un environnement réglementaire et fiscal complexe et pesant.
Le rêve de se développer au-delà des frontières nationales, ou simplement de conserver une plus grande part de leurs bénéfices durement gagnés, risque de rester un simple rêve, constamment grignoté par les cotisations obligatoires et une lourde charge fiscale. Pour les investisseurs français, cela se traduit par une optimisation fiscale et juridique à rechercher ailleurs. Pour les investisseurs africains, la priorité reste la stabilité et la protection du capital.
Imaginez une réalité différente. Celle où votre entreprise prospère dans un environnement exempt d’impôt sur les sociétés, avec une propriété étrangère à 100 % et un accès direct, sans entraves, à un marché régional de 1,6 billion de dollars US. Il ne s’agit pas d’un rêve lointain ; c’est l’opportunité concrète qui attend les entrepreneurs chiliens à Bahreïn.
Ce guide complet 2026 a été conçu spécialement pour vous, chef d’entreprise chilien. Nous connaissons les défis particuliers auxquels vous êtes confronté, de la taxe sur les sociétés de 27 % de première catégorie (ou 25 % pour les micro-entreprises et petites entreprises) aux déclarations de TVA F29 labyrinthiques, en passant par la volatilité permanente du peso chilien (CLP) corrélé aux matières premières.
Nous allons vous aider à surmonter ces difficultés en vous proposant une feuille de route claire et opérationnelle pour implanter votre société à Bahreïn, un pays réputé pour son écosystème favorable aux affaires, son emplacement stratégique et ses avantages fiscaux attractifs. Il est temps de libérer le vrai potentiel de votre entreprise, libérée des contraintes de votre environnement actuel, et de faire de Bahreïn votre porte d’entrée vers le développement international.
Pourquoi les entrepreneurs chiliens déplacent leur entreprise vers Bahreïn
Évoquons une situation familière, qui résonne profondément chez de nombreux entrepreneurs chiliens. Rencontrez Javiera, une développeuse de logiciels accomplie de Santiago. Son agence de niche est spécialisée dans l’analytique pilotée par l’IA et accompagne des clients partout en Amérique latine. Pendant des années, elle a consacré toute son énergie à faire grandir son entreprise, à réinvestir ses bénéfices et à créer des emplois locaux.
Pourtant, à mesure que le chiffre d’affaires de sa société augmentait, elle s’est retrouvée prise dans un engrenage de conformité et de rendements décroissants.
Chaque mois, à mesure que les bénéfices de son entreprise augmentaient, elle se heurtait au même calcul décourageant : une part importante de son argent durement gagné était réservée aux impôts. Si son entreprise avait été plus petite, elle aurait pu bénéficier du taux à 25 %, mais dès lors que ses opérations prenaient de l’ampleur, le taux d’ impôt sur les sociétés de première catégorie de 27 % devenait incontournable.
Il ne s’agissait pas seulement de l’impôt sur le revenu ; Javiera devait aussi s’acquitter des cotisations patronales obligatoires à l’AFP de 18,5 % sur les salaires , une charge non négligeable qui pesait directement sur sa capacité à attirer et fidéliser les meilleurs talents. S’ajoutaient à cela les complexes déclarations mensuelles de TVA F29 auprès de la SII , un processus si ardu qu’il nécessitait le concours permanent d’un expert-comptable externe, ponctionnant temps et ressources.
Même les primes d’assurance contre les accidents du travail, essentielles à la sécurité de son équipe, variaient au gré des fluctuations du marché mondial du cuivre, ajoutant une couche supplémentaire de coûts imprévisibles.
Puis est venu le choc monétaire. Lorsque le peso a chuté de 12 % par rapport au dollar en un trimestre en raison de la baisse des exportations de cuivre, ses coûts de cloud computing libellés en USD, essentiels pour ses outils d’IA, ont bondi du jour au lendemain. Cela a érodé ses marges bénéficiaires, malgré son efficacité opérationnelle.
Javiera a pris conscience que si le Chili offrait un véritable esprit entrepreneurial, son cadre économique représentait toutefois un sérieux frein à la croissance internationale et à la conservation des profits.
Ce n’est pas un cas isolé. De nombreux entrepreneurs chiliens, en particulier ceux qui opèrent dans les services orientés export ou dans la technologie, tournent de plus en plus leurs regards vers l’étranger. Ils recherchent des environnements où leurs efforts se traduisent plus directement en croissance durable et en création de richesse, sans le poids permanent d’une fiscalité élevée, d’une bureaucratie complexe et de la volatilité monétaire.
Le poids de la fiscalité chilienne : une analyse approfondie
La politique fiscale chilienne, tout en soutenant les programmes sociaux, peut représenter une lourde charge pour les entreprises, surtout celles qui ont des ambitions de croissance.
Impôt sur les sociétés de première catégorie (Impuesto a la Renta de Primera Categoría) : Comme indiqué, il s’agit d’un poste majeur : 25 % pour les micro-entreprises et petites entreprises (selon les seuils de chiffre d’affaires) ou le taux plein de 27 %. Pour une entreprise en croissance, cela signifie que près d’un tiers de vos bénéfices est prélevé avant même que vous puissiez envisager de réinvestir ou de vous développer. Comparez cela à Bahreïn, où le taux d’imposition sur les sociétés est de 0 %. Imaginez le capital que vous pourriez conserver, réinvestir et faire fructifier, totalement libéré de cet impôt principal.
Cotisations obligatoires aux fonds de pension AFP : La contribution patronale de 18,5 % sur les salaires destinée aux fonds de pension privés (AFP) peut paraître avantageuse pour les salariés, mais elle constitue un coût direct pour l’employeur et alourdit sensiblement le coût total de l’emploi. À Bahreïn, bien que des cotisations d’assurance sociale existent, elles sont structurées différemment et généralement plus faibles pour les salariés étrangers, ce qui réduit le poids global des charges salariales pour les entreprises.
Déclarations de TVA SII F29 : Cette déclaration mensuelle est une véritable source de maux de tête pour les entreprises chiliennes. Elle exige un suivi rigoureux de toutes les ventes et achats, de la TVA déductible et de la TVA collectée, ainsi que le respect de délais de dépôt très stricts. La moindre erreur peut entraîner des pénalités lourdes. Cette charge administrative mobilise du temps et des ressources qui pourraient être consacrés à l’innovation, à la vente ou à la relation client. Bahreïn, qui applique une TVA de 5 % (nous y reviendrons), propose un mécanisme de déclaration nettement plus simple et moins contraignant, surtout pour les sociétés opérant principalement à l’international.
Assurance accidents du travail : Bien qu’indispensable, les primes d’assurance peuvent varier fortement en fonction des risques sectoriels et d’indicateurs économiques plus larges tels que les cours des matières premières. Cette volatilité ajoute une couche supplémentaire d’incertitude financière.
La volatilité du peso chilien : une préoccupation constante
L’économie chilienne, bien que diversifiée, reste fortement tributaire des cours des matières premières, en particulier du cuivre. Cette corrélation se traduit souvent par une forte volatilité du peso chilien (CLP).
Impact sur les opérations internationales : Pour des entreprises comme celle de Javiera, qui dépendent de services libellés en USD (hébergement cloud, licences logicielles, marketing international), une dépréciation du CLP augmente immédiatement les coûts opérationnels. Cela rend la budgétisation et les prévisions financières extrêmement difficiles.
Érosion des revenus internationaux : Si vous êtes un exportateur ou un prestataire de services chilien facturant en USD, un CLP fort peut éroder la valeur de vos revenus une fois rapatriés. À l’inverse, un CLP faible, s’il rend les coûts locaux moins élevés par rapport aux revenus en USD, réduit également votre pouvoir d’achat local et renchérit les biens ou services importés. Ces fluctuations imprévisibles constituent une source permanente de stress.
La stabilité du Bahreïn : La monnaie bahreïnienne, le Dinar bahreïni (BHD), est arrimée au dollar américain au taux fixe de 1 BHD = 2,65 USD depuis des décennies. Cette parité offre une stabilité monétaire inégalée, supprimant tout risque de change pour les entreprises qui réalisent des transactions internationales en USD. Pour un entrepreneur chilien, cette sérénité constitue un véritable atout, permettant une planification financière précise et la préservation des marges bénéficiaires.
Bahreïn : un sanctuaire de profits et de croissance
Face à ce contexte de défis, Bahreïn se présente comme une alternative particulièrement attractive. Il ne propose pas seulement un environnement réglementaire différent, mais une philosophie radicalement différente en matière de développement des entreprises :
Zéro impôt sur les sociétés : C’est sans doute l’avantage le plus immédiat et le plus marquant. Votre entreprise conserve 100 % de ses bénéfices, ce qui permet un réinvestissement dynamique, une croissance plus rapide et une accumulation accélérée de patrimoine personnel.
Propriété étrangère à 100 % : Contrairement à de nombreuses juridictions qui imposent un partenaire local, la forme juridique principale à Bahreïn, la WLL (société à responsabilité limitée), permet une détention à 100 % par des étrangers. Vous conservez ainsi le contrôle total de vos opérations et de votre stratégie.
Emplacement stratégique et accès au marché : Au cœur du Golfe Arabique, Bahreïn constitue une porte d’entrée directe sur le marché du CCG (Conseil de coopération du Golfe) estimé à 1,6 billion USD, qui comprend l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Oman. Il offre ainsi une clientèle diversifiée et aisée, prête à accueillir de nouveaux acteurs, bien au-delà de ce que permettent les marchés latino-américains traditionnels.
Environnement réglementaire simplifié : Bahreïn est constamment reconnu par la Banque mondiale pour sa facilité à faire des affaires, grâce à des procédures rationalisées et à une volonté gouvernementale clairement pro-entreprises.
Infrastructure moderne : Une infrastructure numérique et physique de classe mondiale permet des opérations fluides, allant d’une connexion Internet haut débit à une logistique et des services bancaires de pointe.
Pour les entrepreneurs chiliens fatigués de lutter sans relâche contre la fiscalité et l’instabilité, Bahreïn offre une voie concrète vers une meilleure rentabilité, un contrôle accru et une présence internationale. C’est l’occasion de créer de la valeur et de développer votre entreprise dans un environnement conçu pour réussir.
Comprendre le paysage des affaires bahreïnien : une perspective chilienne
Passer d’un environnement familier, bien que difficile, comme le Chili à un nouvel écosystème tel que Bahreïn nécessite une bonne compréhension de son paysage spécifique. Qu’est-ce qui fait vibrer Bahreïn et en quoi profite-t-il concrètement aux entrepreneurs d’Amérique du Sud ?
Stabilité économique et emplacement stratégique
Bahreïn est bien plus qu’une simple île ; c’est un hub stratégique essentiel au Moyen-Orient.
Vision 2030 : Le Royaume s’appuie sur un plan économique visionnaire, Vision 2030, destiné à diversifier son économie hors pétrole, à développer une économie de la connaissance et à s’imposer comme un pôle financier et technologique de premier plan. Cette démarche proactive assure un environnement des affaires stable et en perpétuelle évolution.
Pôle financier : Depuis des décennies, Bahreïn s’impose comme une place financière de premier plan, abritant de nombreuses banques internationales, sociétés d’investissement et acteurs FinTech innovants. Cet écosystème financier mature apporte un soutien solide aux entreprises, du financement bancaire à l’accès aux marchés de capitaux. La Banque centrale de Bahreïn (CBB) est un régulateur très réputé qui garantit stabilité et transparence.
Porte d’entrée vers le CCG : Sa localisation privilégiée dans le golfe Arabique constitue un atout décisif. Surtout, le King Fahd Causeway relie directement Bahreïn à l’Arabie saoudite, la première économie du CCG. Ce lien physique, associé à d’excellentes connexions aériennes et maritimes, fait de Bahreïn une rampe de lancement idéale pour accéder à l’ensemble du marché du CCG, dont le PIB cumulé atteint 1 600 milliards USD et la population dépasse 50 millions d’habitants. Imaginez la taille du marché accessible, comparée au paysage souvent fragmenté d’Amérique latine.
Ouvert aux affaires : L’Economic Development Board (EDB) de Bahreïn est l’agence gouvernementale principale chargée d’attirer les investissements étrangers. Elle accompagne activement les entreprises à chaque étape de leur création et de leur développement. Cette approche proactive et bienveillante envers l’investisseur contraste fortement avec les démarches bureaucratiques que l’on rencontre ailleurs.
Cadre réglementaire et facilité de faire des affaires
Bahreïn figure régulièrement parmi les meilleurs pays dans les classements mondiaux de facilité de faire des affaires, témoignant de son engagement à créer un environnement efficace et transparent.
Reconnaissance par la Banque mondiale : Le rapport « Doing Business » de la Banque mondiale met régulièrement en avant les atouts de Bahreïn en matière de création d’entreprise, d’accès à l’électricité et de protection des investisseurs minoritaires. Ce n’est pas qu’un simple classement : cela se traduit par une expérience concrète avec moins de bureaucratie et des approbations plus rapides.
Transformation numérique : Le ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (MOICT) a largement numérisé ses services, ce qui permet de réaliser la majeure partie des formalités de création d’entreprise en ligne via son portail « Sijilat ». Cet engagement en faveur de l’e-gouvernance réduit considérablement les délais de traitement et les déplacements physiques.
Politiques pro-entreprises : Le gouvernement examine et actualise en permanence les lois afin de renforcer la compétitivité et d’attirer les investissements directs étrangers (IDE). Cela inclut des règles libérales en matière de propriété étrangère ainsi qu’un cadre juridique clair.
Principaux avantages pour les entreprises chiliennes : comparaison directe
Résumons les avantages directs qu’offre Bahreïn, en ciblant précisément les difficultés que nous avons évoquées précédemment pour les entrepreneurs chiliens :
0 % d’impôt sur les sociétés : C’est l’atout majeur. Finies les 27 % (ou 25 %) d’impôt sur les sociétés de première catégorie qui grignotaient vos bénéfices. Chaque dinar gagné par votre société bahreïnienne reste dans l’entreprise, pour être réinvesti ou distribué. La fiscalité des entreprises est nulle pour la plupart des activités (hors hydrocarbures et grandes multinationales) ; votre imposition effective dépendra de votre pays de résidence.
Pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques : Non seulement votre société en bénéficie, mais en tant que résident à Bahreïn, vous ne paierez aucun impôt sur le revenu personnel sur vos revenus. Cela augmente considérablement votre revenu net disponible, contrairement aux taux progressifs d’imposition sur le revenu applicables au Chili.
Propriété étrangère à 100 % : Oubliez les partenaires locaux et les accords de joint-venture complexes, frein classique sur la plupart des marchés internationaux. À Bahreïn, vous gardez le contrôle total. Pour les investisseurs français, cela simplifie l’optimisation fiscale et juridique. Pour les entreprises africaines, c’est la garantie de stabilité et la protection de votre capital.
Rapatriement libre des capitaux et des bénéfices : Aucun restriction ni taxe ne s’applique au rapatriement de vos bénéfices ou capitaux vers le Chili ou tout autre pays. Cette liberté financière est essentielle au bon fonctionnement d’une entreprise internationale.
Main-d’œuvre qualifiée et diversifiée : Bahreïn dispose d’une main-d’œuvre locale hautement qualifiée et multilingue, renforcée par un vivier varié de talents expatriés. Cela permet d’accéder à un large éventail de compétences, souvent à des coûts compétitifs par rapport aux pays occidentaux développés.
Infrastructure moderne : Des installations logistiques de pointe à l’aéroport international de Bahreïn et au port de Khalifa Bin Salman jusqu’aux télécommunications les plus avancées et à un réseau électrique fiable, Bahreïn dispose de toute l’infrastructure essentielle au fonctionnement d’une entreprise moderne. Cela contraste avec les difficultés infrastructurelles souvent rencontrées dans les pays en développement.
Stabilité monétaire (parité USD) : Comme indiqué, la parité du BHD avec le USD supprime toute volatilité des taux de change, un atout majeur pour les entreprises qui réalisent des transactions internationales, contrairement au CLP, sensible aux matières premières.
Pour l’entrepreneur chilien, Bahreïn n’est pas une simple alternative : c’est une plateforme stratégiquement supérieure qui permet l’expansion internationale, la maximisation des profits et une croissance pérenne, sans les contraintes qui peuvent étouffer l’ambition dans son pays d’origine.
Choisir la bonne forme juridique : la WLL pour les entrepreneurs chiliens
Lors de l’implantation de votre société à Bahreïn, le choix de la forme juridique est primordial. Pour la plupart des entrepreneurs étrangers, et notamment ceux originaires du Chili qui souhaitent un contrôle total et une grande flexibilité opérationnelle, la Société à Responsabilité Limitée (WLL) constitue le choix de loin le plus prisé et le plus adapté.
Comprendre la WLL (société à responsabilité limitée)
La forme juridique WLL à Bahreïn est comparable à une société « Limited » ou LLC dans de nombreuses autres juridictions, y compris ce que vous connaissez peut-être sous le nom de « Sociedad de Responsabilidad Limitada » au Chili, mais avec des différences importantes en matière de propriété étrangère et de capital.
Responsabilité limitée : Comme son nom l’indique, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports en capital. Vos biens personnels sont ainsi protégés contre les dettes et engagements de la société, un principe fondamental du droit des sociétés moderne.
Actionnaire unique autorisé : Il s’agit d’un atout majeur pour les entrepreneurs chiliens. Contrairement à de nombreuses juridictions qui imposent plusieurs associés pour constituer une société de type SARL, une WLL bahreïnienne peut être détenue à 100 % par une seule personne physique ou une seule entité morale. Vous pouvez donc, en tant qu’entrepreneur chilien, en être l’unique propriétaire et directeur, et exercer un contrôle total sur votre société sans devoir trouver un partenaire local ni d’autres actionnaires.
Polyvalence : La structure WLL est extrêmement polyvalente et adaptée à un large éventail d’activités commerciales, du négoce et du conseil aux technologies, services et industries manufacturières. Elle offre la solidité nécessaire pour scaler tout en conservant la flexibilité requise par les startups.
Le mythe de l’associé local et des WLL
C’est précisément là que la clarté est indispensable, d’autant plus au regard des idées reçues largement répandues sur la création d’entreprise au Moyen-Orient.
La propriété étrangère à 100 % est une réalité : Soyons parfaitement clairs : pour une société WLL à Bahreïn, la propriété étrangère à 100 % n’est pas seulement autorisée, elle constitue la pratique courante. Vous n’avez pas* besoin d’un partenaire bahreïni local pour constituer une WLL. C’est un avantage majeur par rapport à de nombreux autres pays du CCG qui imposent encore des obligations de participation locale dans certains secteurs.
Ce seul élément supprime un obstacle de taille et une préoccupation importante pour les investisseurs internationaux.
Pas de WLL à associé unique à Bahreïn : Il est important de corriger une idée reçue. Si de nombreux pays disposent d’une forme juridique spécifique de « Société à Associé Unique » ou « Société unipersonnelle », Bahreïn ne propose pas de WLL à associé unique en tant que forme juridique distincte. En revanche, la possibilité pour un seul propriétaire d’exploiter une société est pleinement couverte par la structure WLL. Une WLL pouvant appartenir à une seule personne (qui peut également en être l’unique administrateur), elle remplit exactement le rôle attendu d’une société unipersonnelle dans d’autres juridictions, mais sous le régime juridique de la WLL. Ne recherchez donc pas, et ne demandez pas, de « WLL à associé unique » à Bahreïn : la WLL est la réponse pour une détention exclusive.
Exigences en capital social : 1 BHD contre 1 000 BHD
Un autre point critique qui génère souvent la confusion est le capital social.
Minimum légal : 1 BHD : Légalement, le capital social minimum requis pour constituer une WLL à Bahreïn s’élève à un montant symbolique de 1 BHD (environ 2,65 USD). Cette barrière à l’entrée extrêmement basse témoigne de la volonté de Bahreïn de rendre la création d’entreprise accessible à tous.
Recommandation pratique : 1 000 BHD : Bien que 1 BHD constitue le minimum légal, à des fins pratiques, et notamment pour les entrepreneurs chiliens souhaitant mettre en place une structure crédible, nous recommandons vivement un capital social minimum libéré de 1 000 BHD (environ 2 650 USD).
*Approbation du compte bancaire :La plupart des banques réputées à Bahreïn, bien qu’ouvertes aux entreprises étrangères, se montrent très réticentes à ouvrir un compte bancaire professionnel à une société dont le capital social s’élève à seulement 1 BHD. Un capital de 1 000 BHD témoigne d’une entreprise plus sérieuse et solvable, ce qui augmente sensiblement vos chances d’obtenir l’approbation du compte. Sans compte bancaire local, votre société ne peut pas fonctionner dans de bonnes conditions.
*Éligibilité au visa investisseur :Si vous, entrepreneur chilien, souhaitez obtenir un visa d’investisseur et la résidence à Bahreïn (ce qui est vivement recommandé en cas de gestion opérationnelle), une contribution en capital d’au moins 1 000 BHD est généralement considérée comme le seuil pratique permettant de démontrer une intention réelle et un investissement suffisant. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une exigence légale stricte pour le visa lui-même, cette démarche facilite grandement les procédures d’immigration et renforce considérablement le dossier présenté à la Labour Market Regulatory Authority (LMRA).
*Crédibilité et besoins opérationnels :1 000 BHD constituent un fonds de départ modeste mais concret pour les premières dépenses telles que les frais d’immatriculation, le renouvellement des licences ou les coûts opérationnels de base, renforçant ainsi la crédibilité de la société.
En résumé, pour les entrepreneurs chiliens qui souhaitent disposer d’un contrôle total, d’une responsabilité limitée et d’une procédure simple pour implanter leur entreprise à Bahreïn, la société WLL détenue à 100 % par une personne physique et dotée d’un capital minimum de 1 000 BHD constitue le choix optimal et le plus recommandé. Cette structure vous permet de bénéficier pleinement de tous les avantages offerts par Bahreïn, de façon efficace et fluide.
Le processus de création d’entreprise à Bahreïn, étape par étape
Créer votre société à Bahreïn est un processus particulièrement fluide, surtout en comparaison des lourdeurs bureaucratiques souvent rencontrées au Chili. Le portail numérique « Sijilat », géré par le ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (MOICT), constitue le pilier de cette efficacité. Une feuille de route précise permet toutefois de bien calibrer les attentes et de garantir un déroulement sans accroc.
Checklist de pré-enregistrement pour les entrepreneurs chiliens
Avant de remplir les formulaires en ligne, avoir tous vos documents en ordre accélérera considérablement la procédure. Considérez cette étape comme votre phase initiale de « diligence raisonnable ».
Plan d’affaires complet : Même s’il est informel, définissez clairement vos activités commerciales, votre marché cible (chilien, CCG, mondial ?), votre modèle opérationnel et vos projections financières. Cette clarté vous guidera dans le choix de vos activités commerciales.
Noms commerciaux proposés : Préparez plusieurs options (3 à 5) par ordre de préférence. Les noms doivent être uniques, non offensants et refléter vos activités. Le MOICT vérifiera leur disponibilité.
Activités commerciales définies : Soyez précis sur les activités exactes que votre société exercera. Bahreïn dispose d’une liste normalisée d’activités commerciales. Veillez à ce que les activités retenues correspondent parfaitement à votre projet et permettent une expansion future. (ex. : « Développement de logiciels », « Conseil en management », « Commerce de détail en ligne »).
Détails des actionnaires : Pour les personnes physiques : copies de passeport, carte d’identité nationale (si applicable), justificatif de domicile (facture d’électricité, d’eau ou de téléphone), CV. Pour les actionnaires personnes morales : certificats d’incorporation, Memorandum of Association (MOA), résolution du conseil d’administration approuvant la création de la société à Bahreïn.
Informations sur le signataire autorisé / le directeur : Copies de passeport, justificatif de domicile et CV de la ou des personnes qui dirigeront la société et signeront les documents. (Il s’agira le plus souvent de vous, l’entrepreneur chilien).
Adresse du siège social : Vous devrez disposer d’une adresse de siège social enregistrée à Bahreïn. Celle-ci peut être un bureau physique, un espace de coworking ou même un bureau virtuel (bien qu’un bureau virtuel puisse comporter des restrictions pour certaines activités ou demandes de visa).
Capital initial : Préparez-vous à justifier le versement de votre capital social recommandé de 1 000 BHD.
Étape 1 : Approbation initiale et réservation du nom (MOIC)
Il s’agit de votre première démarche officielle, réalisée principalement via le portail Sijilat du MOIC.
Soumission de la demande en ligne : Vous ou votre prestataire de services désigné accéderez au portail Sijilat (sijilat.bh).
Réservation du nom commercial : Soumettez vos noms commerciaux préférés pour approbation. Cela prend généralement 1 à 2 jours ouvrés. Une fois approuvé, le nom est réservé pour une durée limitée (généralement 60 jours).
Approbation de l’activité : Soumettez la liste de vos activités commerciales envisagées. Certaines activités réglementées (services financiers, santé, éducation, etc.) peuvent nécessiter des autorisations supplémentaires délivrées par les ministères ou autorités compétents (ex. : CBB pour les services financiers).
Certificat d’approbation initiale : Une fois le nom et les activités approuvés, vous recevrez un certificat d’approbation initiale. Celui-ci indique que votre projet d’entreprise est acceptable pour le MOICT.
Étape 2 : Dépôt des documents et obtention des licences
Une fois l’approbation initiale obtenue, l’attention se tourne vers la formalisation de la structure de votre société et l’obtention des licences nécessaires.
Rédaction des statuts :
*Mémorandum d’association (MOA) :Ce document précise la dénomination sociale, le siège social, l’objet social, le montant du capital social ainsi que les informations relatives aux actionnaires.
*Statuts (AOA) :Ces statuts définissent les règles de gouvernance interne de la société, notamment les assemblées d’actionnaires, la nomination des administrateurs et les droits de vote.Note :* Ces documents doivent être rédigés en arabe, ou une version bilingue (anglais/arabe) doit être préparée.
Dépôt des documents requis : Téléversez sur le portail Sijilat l’ensemble des documents KYC des actionnaires et dirigeants, les statuts (MOA/AOA) rédigés, ainsi que tout autre permis nécessaire (le cas échéant pour les activités réglementées).
Paiement des droits d’immatriculation : Réglez les frais officiels fixés pour l’obtention du CR. Ces frais restent modérés et parfaitement transparents.
Délivrance du Registre de Commerce (CR) : Une fois tous les documents examinés et approuvés, et les frais acquittés, le MOICT délivrera votre certificat de Registre de Commerce. C’est l’acte de naissance officiel de votre société à Bahreïn.
Étape 3 : Ouverture du compte bancaire et dépôt du capital
C’est une étape pratique essentielle où la recommandation de BHD 1 000 prend tout son sens.
Choisissez votre banque : Bahreïn dispose d’un secteur bancaire solide comptant de nombreuses banques locales et internationales (National Bank of Bahrain, HSBC, Standard Chartered, etc.). Étudiez attentivement leurs offres de services bancaires aux entreprises et les conditions requises.
Dépôt de la demande : Soumettez le certificat CR de votre société, les statuts (MOA/AOA), les passeports des actionnaires et dirigeants ainsi qu’une résolution du conseil d’administration pour ouvrir un compte. Les banques procèdent également à leur propre due diligence (Know Your Customer/KYC).
Dépôt de capital : Une fois le compte conditionnellement approuvé, vous devrez y déposer votre capital social libéré (idéalement les BHD 1 000). La banque émettra ensuite une attestation de dépôt qui pourra être exigée par le MOICT ou la LMRA dans le cadre des démarches de visa.
L’expérience montre que tenter d’ouvrir un compte avec seulement 1 BHD de capital s’avère souvent une démarche frustrante et vouée à l’échec, entraînant des retards considérables.*
Étape 4 : Conformité post-enregistrement
Votre société est constituée, mais quelques formalités finales viennent consolider votre mise en activité.
Retrait du certificat CR : Récupérez votre certificat CR physique auprès du MOICT.
Enregistrement à la Caisse générale d’assurance sociale (GOSI) : Si vous comptez recruter des salariés (bahreïniens ou expatriés), votre société doit s’affilier à la GOSI.
Enregistrement auprès de la Labour Market Regulatory Authority (LMRA) : Pour recruter des salariés expatriés et demander un visa investisseur, vous devrez vous enregistrer auprès de la LMRA.
Licences spécifiques au secteur : Selon votre activité, vous devrez peut-être obtenir des licences d’exploitation supplémentaires auprès des autorités compétentes (par exemple, le ministère de la Santé pour les cliniques médicales ou le ministère de l’Éducation pour les établissements scolaires).
Calendrier indicatif
Si les délais peuvent varier selon la complexité de votre activité et la qualité de votre dossier, la création d’une société WLL à Bahreïn s’effectue généralement en :
1 à 2 semaines : pour les approbations initiales et la délivrance du CR (en l’absence d’activités réglementées complexes).
2-4 semaines : Pour l’ouverture du compte bancaire (délai qui peut parfois être plus court ou plus long selon la banque et les exigences KYC).
Délai global : environ 3 à 6 semaines pour immatriculer complètement votre société et disposer d’un compte bancaire opérationnel.
Ce calendrier accéléré, associé à la simplicité du processus numérique, constitue un atout majeur pour les entrepreneurs chiliens désireux d’établir rapidement une présence internationale.
Points essentiels à considérer pour les entrepreneurs chiliens à Bahreïn
Au-delà des formalités de création d’entreprise, il existe des aspects pratiques que les entrepreneurs chiliens doivent maîtriser pour réussir leur implantation et leur activité à Bahreïn. Ceux-ci vont des subtilités bancaires aux exigences en matière de visas et de conformité continue.
Banque à Bahreïn
Le secteur bancaire bahreïni est sophistiqué et robuste, supervisé par la Banque centrale de Bahreïn (CBB). Pour les entrepreneurs chiliens, l’ouverture d’un compte bancaire professionnel constitue une étape déterminante ; une bonne préparation peut faire toute la différence.
Réputation et choix : Bahreïn est une place financière reconnue, qui compte un large éventail de banques locales et internationales. Vous disposez donc de nombreuses options, mais les établissements sont tenus de respecter des exigences internationales rigoureuses en matière de KYC (Know Your Customer) et de LCB (Lutte contre le blanchiment d’argent).
Facilité d’ouverture (avec 1 000 BHD) : Comme indiqué précédemment, déposer au moins 1 000 BHD en capital initial facilitera grandement l’ouverture du compte bancaire. Les banques sont très prudentes ; un capital minimal de 1 BHD éveille immédiatement leurs soupçons quant à la viabilité et à la sincérité du projet. Un apport initial plus élevé témoigne d’un réel engagement entrepreneurial.
Documents requis : Les banques exigent généralement le certificat d’immatriculation commerciale (CR), les statuts (MOA/AOA), des copies des passeports et des permis de résidence (le cas échéant) de tous les signataires et bénéficiaires effectifs, ainsi que, parfois, un plan d’affaires détaillé.
Banque en ligne et virements internationaux : Les banques bahreïniennes proposent d’excellents services de banque en ligne et des transferts internationaux rapides et efficaces, indispensables pour gérer vos fonds entre Bahreïn, le Chili et les autres marchés internationaux.
Comptes multidevises : De nombreuses banques proposent des comptes multidevises, ce qui s’avère particulièrement utile pour les entreprises travaillant avec des clients ou fournisseurs internationaux : vous pouvez y conserver des fonds en USD, EUR ou autres grandes devises sans conversion permanente.
Visa investisseur et résidence
Pour un entrepreneur chilien qui souhaite gérer activement sa société bahreïnienne, l’obtention d’un visa investisseur et d’un titre de résidence est indispensable.
Éligibilité : En tant que directeur et/ou actionnaire d’une société bahreïnienne, vous pouvez demander un visa investisseur. Celui-ci vous permet généralement de résider à Bahreïn et d’y gérer votre entreprise.
Procédure : La demande de visa est traitée par la Labour Market Regulatory Authority (LMRA) et requiert généralement :
* Un passeport valide disposant d’une durée de validité suffisante.
* Un casier judiciaire vierge.
* Un examen médical réalisé à Bahreïn.
* Les documents de la société (CR, MOA/AOA).
* Une preuve de fonds suffisants ou d’investissement (le capital recommandé de 1 000 BHD pouvant s’avérer utile).
* Une adresse locale à Bahreïn.
Regroupement familial : Une fois votre visa investisseur et votre permis de résidence obtenus, vous pouvez généralement parrainer votre famille proche (conjoint et enfants) pour qu’elle vous rejoigne à Bahreïn. Cela fait de Bahreïn une destination particulièrement attractive.
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